Productions Agricoles

Un nouveau leader français en semence porcine

Prolongement du rapprochement initié en 2014 entre Cobiporc et Amélis Porc-Evolution, la nouvelle coopérative Yxia verra le jour le 1er juillet 2015.

« Depuis plusieurs années, le secteur de la production porcine se restructure. La période est particulièrement tendue pour les éleveurs et les entreprises de reproduction porcine qui doivent trouver des solutions rapides d’optimisation économique », précisent Jean-Yves Trelhu, président de Cobiporc, et Jacques Coquelin, président d’Amelis.

Dans ce contexte difficile, les deux coopératives ont décidé de s’unir pour former le premier groupe français en reproduction porcine. La nouvelle entité va représenter la moitié des inséminations hexagonales. « Nos découpages géographiques sont complémentaires et couvrent totalement le Grand Ouest de la France, et donc la zone Evolution. »

Créé en 1985, Cobiporc commercialise plus de 2 millions de doses de semence porcine par an, à près de 2 000 adhérents éleveurs de porc. La coopérative regroupe plusieurs activités filialisées : la logistique avec Cobitrans, la vente de matériels en France et à l’étranger ainsi que la R&D (Landata), et la vente de doses de semence porcine en dehors du périmètre de la coopérative (Genelia). Amélis Porc commercialise 600 000 doses produites sur trois sites pour 720 éleveurs.

La mutualisation des effectifs et des sites de production va permettre « l’optimisation économique d’une activité à faibles marges. Nous avons la volonté de ne pas augmenter les tarifs pour les éleveurs, tout en préservant, voire améliorant, la qualité sanitaire, la performance, la qualité des livraisons et le suivi technique des producteurs. »

Yxia en chiffres

  • 2 500 adhérents
  • 26 administrateurs
  • 170 salariés
  • 2,6 millions de doses produites (35 types génétiques)
  • 15 sites et 50 véhicules en logistique

Génomique porcine et monitoring

L’union des deux structures permet également d’atteindre une taille importante et de disposer de moyens financiers suffisants pour mettre en route de nouveaux projets de recherche et développement, en lien avec le savoir-faire d’Evolution dans ce domaine. Les deux grands projets annoncés concernent la génomique porcine et le monitoring.

« Plutôt que d’être en concurrence, nous avons fait le choix de nous allier. Avoir des investissements importants en R&D, c’est capital pour que les éleveurs gardent la main. Les technologies s’imposent à nous », conclut Jean-Pierre Mourocq, président d’Evolution. Agnès Cussonneau

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