Politique et Syndicalisme

Agroalimentaire : En 10 ans, Valorial a soutenu plus de 300 projets

Pour demain, le pôle de compétitivité nourrit l’idée d’une alimentation personnalisée, digitalisée et mondialisée. Des enjeux porteurs de valeur ajoutée pour les filières agroalimentaires bretonnes.

Des lapins en meilleure santé, offrant une viande aux qualités nutritionnelles améliorées (teneur en oméga 3), avec un meilleur revenu pour l’éleveur. Voici ce qu’a permis le projet Rolavox, au travers de la formulation d’un aliment incorporant des graines de lin et des ingrédients naturels sélectionnés par le fabricant CCPA. Dans un autre secteur, l’entreprise Guyader va bientôt mettre sur le marché des produits à tartiner à base de poisson, destinés aux 6 – 12 ans. « Les matières grasses sont réduites. C’est une solution pour les parents qui veulent faire manger du poisson à leurs enfants », explique Marie-Noëlle Plenier, du groupe Guyader. Ces deux exemples illustrent le travail de recherche et développement (R&D) mené dans le cadre de Valorial.

Valorial en chiffres

Depuis sa création en 2006, 318 projets d’innovation ont été labellisés par Valorial, portant sur un montant total d’investissement de 506 millions d’€.

Innovation collaborative

Les projets peuvent aussi porter sur l’optimisation du packaging, la détection de contaminants alimentaires… Le concept Froiloc permet quant à lui la diffusion localisée d’air froid ultra-propre sur les chaînes de transformation. « Il permet d’améliorer les conditions de travail des salariés et les performances sanitaires, tout en réduisant la consommation énergétique », explique Benoît Paquet, directeur marketing chez Cesbron qui commercialise cette solution. « Dès lors qu’une entreprise affiche une idée de projet de R&D, nous sommes à même d’identifier les compétences industrielles ou scientifiques nécessaires et complémentaires pour le mener à bien », souligne Pierre Weill, président de Valorial.
Pour demain, le pôle de compétitivité se projette vers une alimentation qui sera personnalisée, « avec une réponse à la carte pour chacun d’entre nous : les séniors, les sportifs… Les produits sur mesure représentent pour les industriels des relais de croissance. » Le numérique prend par ailleurs une place grandissante dans les filières, les usines, dans la relation client. « Reste à faire mieux communiquer les différents outils, et à se saisir des réseaux sociaux, véritables mines d’informations et de retours en temps réel sur les produits… »
Enfin, face à une consommation morose en France et en Europe, les opportunités se trouvent aujourd’hui au-delà, « au Moyen-Orient, en Asie ou même en Afrique. » Les PME peuvent y proposer leurs gammes ou s’inspirer des habitudes locales… « Mais il faut y aller groupé », précise Pierre Weill. Agnès Cussonneau

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