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Fermes paysannes : 4e assises de la vente directe

Organisé conjointement avec la FRCivam Bretagne, Accueil paysan 35 et la Marmite, l’édition 2014 avait pour thème « Coopérer pour un renouveau de l’agriculture familiale ».

Le lycée de Suscinio accueillait cette année les assises de la vente directe. Après Saint-Brieuc en 2008, Rennes en 2010 et Pontivy en 2012, c’est au tour de l’établissement Morlaisien de dérouler le tapis vert aux circuits courts.

Agriculteur globe trotteur

Ces 4e assises de la vente directe, avec un programme fourni, accueillaient entre autres Valentin Beauval pour exposer sa vision mondiale des fermes paysannes. 2014 ayant été décrétée année internationale de l’agriculture familiale par l’ONU, l’ancien agriculteur qui a réalisé des missions pour Agronomes et vétérinaires sans frontières connaît le sujet. « 40 % de la population mondiale vit de fermes paysannes, soit plus de 2,5 milliards de gens. Au Brésil, même si la production se tourne vers le soja ou l’élevage de poulet industriel, les fermes paysannes sont au nombre de 4,3 millions, avec des surfaces moyennes de 19 ha. Ces nombreuses petites exploitations produisent 38 % de la valeur brute de la production du pays en utilisant ¼ seulement de la surface. La ferme paysanne a une productivité du sol supérieure à l’agriculture industrielle, avec des impacts environnementaux positifs. Elle est toutefois plus touchée par l’insécurité alimentaire, car soumise au climat. Les décisions politiques et le manque d’équipements sont aussi des faiblesses de ce mode de production : au Togo, 10 % des fermiers possèdent une charrette. Elle est, par contre, créatrice d’emplois, et a une capacité d’adaptation supérieure. Dans certains champs pentus de Madagascar, seule la ferme paysanne cultive le riz, alors que la mécanisation est impossible ».

Production nourricière

Le défi alimentaire est à relever sur certains continents. « La population africaine double tous les 30 ans. Le Nigeria a su répondre à l’accroissement démographique en nourrissant 140 millions d’habitants, tout comme le Viêtnam qui, avec 8 ares en moyenne par paysan, assure la production de nourriture de 90 millions de gens, réussissant même à exporter. Cependant, ce modèle de ferme paysanne intensif est très utilisateur de pesticides », souligne l’intervenant. Fanch Paranthoën

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