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Valoriser l’herbe d’automne

Le pâturage d’automne est un élément-clé pour gagner en autonomie fourragère. « Cette pratique permet de bien valoriser la pousse des prairies à l’automne, qui peut représenter jusqu’à 25 % de la production annuelle », rappelle Arvalis.

Pour bien gérer ce pâturage d’arrière-saison, deux mesures-clés :

    1. Limiter la quantité de fourrage conservé
      « Il faut, si possible, sortir les animaux au pâturage avant la distribution du fourrage complémentaire. Celui-ci constitue la variable d’ajustement ». Les quantités distribuées le soir doivent être données en fonction du stock d’herbe disponible et de la pousse à l’automne.
    2. Réduire le temps de sortie des animaux
      D’autant plus que la portance peut être un peu juste en raison des conditions climatiques davantage pluvieuses à l’automne. Les vaches sont capables de consommer 7 à 8 kg de matière sèche d’herbe pâturée en seulement 3 ou 4 heures, à condition de ne pas avoir eu un fourrage complémentaire à volonté pendant la nuit.

Peu de d’effet sur la pousse au printemps

Plusieurs essais ont été menés en France pour mesurer les conséquences du pâturage d’automne sur la pousse de l’herbe au printemps suivant. Ils ont porté sur des animaux dont le pâturage s’est prolongé jusqu’à la fin décembre, soit de plus d’un mois par rapport à un pâturage classique. Sur l’ensemble des sites expérimentaux, la production fourragère au printemps suivant a été maintenue.

« L’utilisation des prairies en fin d’automne peut cependant créer un décalage dans la repousse de l’herbe ». Chaque semaine de pâturage supplémentaire en novembre et en décembre entraîne ainsi une journée de retard au printemps. Ce décalage ne dépasse donc pas plus d’une semaine. Les essais ont également analysé la productivité des animaux : elle n’est pas pénalisée, et il n’y a pas non plus d’infestation parasitaire dans les parcelles pâturées en automne.

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