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La volière, avenir de l’élevage de poulettes ?

Philippe Carfantan, éleveur de poulettes à Saint-Pôtan (22) est convaincu que le système d’élevage des poulettes en volière est l’avenir. Trois de ses poulaillers en ont été équipés en trois ans.

« J’ai beaucoup voyagé en Allemagne et Hollande entre autres, j’y ai vu beaucoup de volières se monter. Je suis convaincu que ce système est l’avenir de l’élevage de poulettes », livre Philippe Carfantan, éleveur de poulettes à Saint-Pôtan (22). Il a présenté sa toute nouvelle volière « Bolegg Starter » de chez Vencomatic lors de la porte ouverte qui s’est déroulée vendredi 6 décembre. Sébastien Guinard, technico-commercial à la Serupa précise : « Philippe est le quatrième éleveur en France à avoir installé ce système. La volière est le système le plus polyvalent car il est capable de fournir tout type d’élevage de pondeuses que ce soit en cages, au sol ou volières. »

La densité augmentée avec la nouvelle volière

En trois ans, l’éleveur a équipé deux de ses poulaillers avec des volières de type Jump Start (Vencomatic). « Pour le troisième bâtiment, j’ai opté pour le modèle Bolegg Starter qui est équipé d’un tapis à fientes permettant de les pré-sécher. En densité, dans mes deux premières volières, je peux charger à 26 poulettes/m2. La nouvelle me permet de monter jusqu’à 40 poulettes/m2. Ce bâtiment qui accueillait 20 000 poulettes au sol va en contenir 45 000 avec ce système de volière. » Philippe Carfantan confie trouver plus agréable de travailler en volière qu’en cages et qu’il y a moins d’inconvénients dans ce système qu’au sol. Il est aussi conscient qu’il y a une réelle demande, car : « on nous recharge très vite ». Il poursuit : « la demande va continuer de croître. Très peu d’éleveurs veulent passer à ce système car ça représente de lourds investissements. Il faut compter environ 7 €/poulettes rien que dans la volière et souvent les bâtiments doivent subir quelques modifications. »

Un plateau ascenseur

Sébastien Guinard décrit cette volière comme : « très évolutive permettant aux volailles d’apprendre à sauter et à voler du premier jour à la 17e semaine grâce au plateau réglable en hauteur positionné entre les deux étages du système. » Vencomatic a mis au point le Bolegg Starter 2e génération après de nombreuses discussions avec l’éleveur. « Je ne voulais pas que la poulette ait l’eau et l’alimentation à la même hauteur, comme dans mes premiers sytèmes Jump Start. Ça l’oblige à se déplacer, ce qui est essentiel pour son apprentissage au vol. »

L’avantage de cette volière grand volume par rapport à certains modèles est qu’elle n’a pas de partie haute ou basse délimitée. Cela évite le détassage d’une partie des animaux de la partie basse vers la partie haute. Les poulettes se dirigent progressivement et à leur convenance vers les plateaux du haut. « Le détassage pour 45 000 poulettes comme ici représente environ 30 heures de travail, c’est donc une belle économie. Cette configuration de volière permet aussi à l’arrivée des poussins de les décharger  tous au même niveau et à hauteur d’homme », observe le commercial.

Schéma de la volière vencomatic " Bolegg Starter "
Schéma de la volière vencomatic ” Bolegg Starter “

Différents lots dans le même bâtiment

Cinq semaines après l’arrivée des poussins, les portes sont ouvertes afin que les animaux commencent à évoluer dans les couloirs, ceux-ci remontent facilement dans la volière le soir grâce à un perchoir repliable. A partir de la 9e semaine, les grillages bloquant l’accès au dessous de la volière sont ouverts pour que les poulettes s’habituent à occuper tout l’espace. Ce système offre la possibilité de séparer des lots qui peuvent être destinés à des élevages différents ayant des exigences particulières ou des programmes de vaccination distinct. L’éleveur conclut en précisant que s’il obtient une autorisation d’exploiter il passera son dernier poulailler au sol en volière. Nicolas Goualan

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