Le congé supplémentaire de naissance est d’une durée de 1 ou 2 mois, au choix des parents. Il est également applicable aux parents d’enfants nés avant 2026, lorsque la naissance était initialement prévue après le 1er janvier 2026. Il peut être pris simultanément par les deux parents ou de manière alternée, selon leur organisation familiale. Il doit être utilisé dans les 9 mois suivant la naissance de l’enfant ou son arrivée au foyer en cas d’adoption.
Congé à prendre dans les 9 mois qui suivent l’arrivée de l’enfant
À titre transitoire, pour les enfants nés ou adoptés entre le 1er janvier et le 31 mai 2026, ce délai court exceptionnellement à compter du 1er juillet 2026. Les salariés concernés pourront ainsi prendre leur congé jusqu’au 31 mars 2027. Lorsque le congé de maternité, paternité ou adoption est prolongé (naissance multiple, hospitalisation de l’enfant, congé pathologique ou dispositions conventionnelles plus favorables, notamment), le point de départ du délai de 9 mois est prolongé d’autant.
Les formalités à respecter
Le salarié doit informer son employeur au moins un mois avant le début du congé. Ce délai est ramené à 15 jours lorsque le congé fait immédiatement suite au congé de paternité ou d’adoption et débute dans le mois suivant la naissance ou l’arrivée de l’enfant. La demande, adressée par lettre recommandée avec avis de réception ou remise contre récépissé, doit préciser la date de début du congé, sa durée (1 ou 2 mois) et, le cas échéant, son fractionnement en deux périodes d’un mois. Le salarié peut également reprendre son activité avant le terme prévu dans certaines situations, notamment en cas de décès de l’enfant ou de diminution importante des ressources du foyer. Il doit alors en informer son employeur au moins 8 jours avant la reprise et fournir les justificatifs nécessaires.
Papa Ndione / Cogedis
Une indemnisation prise en charge par la MSA
Pendant le congé supplémentaire de naissance, le salarié perçoit des indemnités journalières de la Sécurité sociale (IJSS) de la MSA, sous réserve de remplir les conditions d’ouverture des droits (notamment six mois d’affiliation et les conditions d’activité requises). Le montant de l’indemnisation est dégressif : 70 % des indemnités journalières versées pendant le congé maternité pour le premier mois, puis 60 % pour le second. Sauf disposition plus favorable prévue par une convention collective ou un accord applicable dans l’entreprise, l’employeur n’est pas tenu de maintenir la rémunération du salarié pendant ce congé.

