L’esprit d’équipe

Administrateurs, salariés... Ils étaient plus de 600 réunis au parc des expositions de Lorient Bretagne Sud, à Lanester, la semaine passée, à l’occasion de l’assemblée générale de la Fédération du Crédit Mutuel de Bretagne. Une édition 2026 dynamique, pleine d’envie, centrée sur l’humain. À l’image de la banque préférée des Bretons.

Vue sur la foule des participants lors d'une assemblée générale - Illustration L’esprit d’équipe
Plus de 600 personnes ont pris part à l'assemblée générale du Crédit Mutuel de Bretagne, qui s'est tenue la semaine passée, au parc des expositions, à Lanester.

C’est au son des binious et bombardes du bagad Plijadur An Oriant que s’ouvre cette assemblée générale 2026 de la Fédération. Une édition à la saveur forcément particulière pour Karim Ganaï. Lui qui a pris ses fonctions de directeur général en août dernier souligne son attachement profond au modèle coopératif. « Un modèle dont la force repose sur le binôme élu-salarié et qui permet de conjuguer connaissance fine du terrain et expertise bancaire ». Au sein de ce CMB où il se sent bien, il note une volonté collective de faire bouger les choses. « C’est une chance de travailler pour une entreprise qui a un tel impact sur son territoire. C’est aussi une grande responsabilité mais c’est ce qui donne tout son sens à nos actions ».

Un homme assis sur un divan sur une scène parle dans un micro
« C’est une chance de travailler pour une entreprise qui a un tel impact sur son territoire », Karim Ganaï, directeur général du Crédit Mutuel de Bretagne.

Fort du recul de ses premiers mois d’exercice, le directeur général dresse un premier constat : le CMB est solide, structuré et engagé. L’occasion pour lui de saluer le travail accompli par son prédécesseur, Philippe Rouxel, qui a dirigé la Fédération durant 9 années. « Il nous a laissé une entreprise dans une situation très saine et a impulsé une trajectoire financière et de développement que j’ai à cœur de poursuivre ». En jouant la carte du collectif, avec l’appui d’un comité exécutif renouvelé de façon significative. Et en lien étroit avec le bureau et le conseil d’administration présidé par Julien Carmona. « C’est cette capacité à confronter les points de vue et à avancer ensemble qui nous permet de prendre les bonnes décisions pour le CMB ». Chaque décision est ainsi examinée à l’aune de trois critères : l’intérêt pour les clients, l’intérêt pour les collaborateurs et les élus, l’intérêt pour l’entreprise.

Revenant sur l’année 2025, Karim Ganaï évoque un exercice de grande qualité malgré un contexte plutôt morose. Ainsi le CMB réalise le meilleur résultat de son histoire : 179 millions d’euros, confirmant au passage son statut de contributeur de premier ordre à la performance du Crédit Mutuel Arkéa. Cette dynamique traduit bien sûr l’engagement des équipes mais également le bien-fondé des transformations initiées depuis le précédent plan stratégique et dont la Fédération tire désormais pleinement parti. Un mouvement que le CMB entend d’ailleurs poursuivre pour atteindre les objectifs ambitieux qu’il s’est fixés à l’horizon 2030.

Face à l’avenir et à la concurrence qui se diversifie, Karim Ganaï considère que les contraintes imposées aujourd’hui au CMB en tant que banque de détail (formations réglementaires des conseillers, exigences prudentielles…) pourraient constituer demain une force. « Notre capacité à apporter du conseil à nos clients est un atout distinctif par rapport aux banques en ligne et aux néobanques ». Des réflexions sont d’ailleurs en cours sur le modèle de relation proposé. Ainsi, les jours d’ouverture des pôles professionnels et patrimoine ont été revus afin de coller au mieux aux besoins de la clientèle. Dans le même esprit, des tests d’intelligence artificielle sont en cours afin de libérer du temps au profit du développement et du conseil.

À mi-chemin de l’année 2026, le directeur général affiche son optimisme. « Le CMB va bien. Et même très bien. Les indicateurs financiers sont bons et en phase avec la trajectoire fixée ». En résumé, les feux sont au vert !

Une banque engagée et compétente

Côté clients aussi, la satisfaction est au rendez-vous. Catherine Bastian rappelle ainsi que 6 clients sur 10 sont prêts à recommander le CMB à leur entourage. Et ce, tant chez les particuliers que chez les professionnels. « À l’issue d’un rendez-vous ou d’un échange, la note de satisfaction attribuée à chaud est remarquable, supérieure à 9 », précise la directrice commerciale du CMB. Une enquête réalisée l’an passé a révélé que le CMB était la banque préférée des Bretons. Une nouvelle étude menée au premier trimestre 2026, auprès des professionnels et entreprises de la région, fait ressortir que le CMB est perçu, et de très loin, comme la banque la plus légitime pour les accompagner. « 68 % des clients interrogés placent le CMB parmi les 3 banques les plus engagées et les plus compétentes. Là aussi nous sommes en tête des citations », se félicite Catherine Bastian. Une position de leader que l’établissement coopératif et mutualiste entend conforter en travaillant notamment sur la proximité relationnelle et la joignabilité. Le digital étant devenu le principal canal d’interaction avec les clients, le CMB a investi dans les outils numériques. Et développé, par exemple, sur son application mobile, une zone personnalisée où chaque client reçoit des messages, des informations et des offres adaptées à sa situation.

Des sociétaires et clients qui sont associés aux réflexions sur l’évolution des pratiques et des offres. Et que le CMB souhaite aider à se sentir plus sereins dans leur gestion financière au quotidien, comme dans la réalisation de leurs projets futurs, via « Mon bien-être financier ». Lancé il y a quelques mois, ce programme d’éducation financière propose, à travers 10 actions simples et concrètes, d’apprendre à anticiper plutôt que subir. Ce qui prend tout son sens dans un contexte de hausse du coût de l’énergie et de questionnement sur le pouvoir d’achat.

Taux de participation record

À la tribune, Julien Carmona évoque le succès du cru 2026 des assemblées générales de caisses locales. « Avec un taux de participation record de 10,54 %, nous dépassons très largement notre objectif qui était d’atteindre cette année les 100 000 votants, soit une participation de 7,80 %. Cette hausse significative est d’abord le résultat de la mobilisation collective des administrateurs et des salariés ». Et elle confirme la dynamique de fond engagée depuis quelques années pour inciter les sociétaires à s’impliquer dans le modèle coopératif. Pas question d’ailleurs de s’arrêter en si bon chemin. « Nous avons encore plusieurs leviers de progrès », analyse le président de la Fédération.

Un homme avec un micro serre-tête sur une scène avec des fiches dans la main et un grand écran derrière
Face aux défis à relever et aux incertitudes liées au contexte, Julien Carmona, président de la Fédération, affiche sa confiance dans le navire et dans l’équipage CMB.

Très attaché à la place des administrateurs dans le mouvement, Julien Carmona détaille sa vision du rôle de l’élu. À la fois, « représentant de l’ensemble des sociétaires dans toute leur diversité et ambassadeur contribuant au rayonnement et au développement du Crédit Mutuel de Bretagne ». Illustration concrète à travers la table ronde où deux binômes élu/salarié témoignent de leur complémentarité pour accompagner au mieux les acteurs locaux (communes, entreprises) sur des projets porteurs de sens pour le territoire.

Le président du CMB rappelle toute l’importance des élus de la Fédération au sein de la gouvernance du groupe Crédit Mutuel Arkéa. « Parmi les 20 membres du conseil d’administration du groupe, douze sont des élus du CMB ». Un CMB qui rayonne sur l’économie bretonne. En 10 ans, le nombre de clients et sociétaires a progressé de 5,5 %, malgré un contexte de concurrence acharnée. Sur la même période, les encours de crédits professionnels et agricoles ont progressé de 60 %. Ceux des crédits habitat de 72 %. Fort d’un résultat financier à son plus haut historique, le CMB, véritable réseau nourricier des filiales spécialisées du groupe (assurance vie, assurance des biens et des personnes, gestion d’actifs, banque privée, entreprises et institutionnels…), consolide sa place centrale au sein du Crédit Mutuel Arkéa.

La banque idéale, celle du choix

Une femme parle dans un micro derrière un pupitre sur une scène
Élisabeth Quellec, directrice du pôle banque de détail au sein du Crédit Mutuel Arkéa, a souligné toute sa confiance en l’avenir du modèle proposé par le groupe bancaire coopératif et mutualiste.

« La banque idéale est celle qui offre le choix de se rendre en agence ou d’utiliser les services en ligne, pour une forme d’immédiateté ». Allier le meilleur des différents mondes, c’est justement la voie proposée par le Crédit Mutuel Arkéa avec un modèle très complet qui lui permet d’être présent au bon moment, au bon endroit, en fonction des besoins et du profil des clients.Désireux de conserver le fonctionnement en « circuit court » qui fait sa force, le groupe entend désormais simplifier ses process, accélérer sur le digital et capitaliser sur la qualité de sa relation de proximité, véritable élément distinctif. Conformément à l’engagement de la promesse client du groupe Arkéa, « Avec vous de toutes nos forces ».

Un cap clair

Si des valeurs comme la solidarité, la proximité, l’humanité et l’esprit d’entreprise demeurent le socle du CMB, ce dernier doit évoluer pour rester en phase avec son environnement. De nouveaux défis émergent sur le secteur de la banque de détail : arrivée des banques en ligne, vieillissement de la clientèle en portefeuille, remise en cause du modèle d’affaires, challenge de la « grande transmission » avec l’héritage des baby-boomers…

Dans le même temps, planent nombre d’incertitudes liées aux contextes économique et géopolitique. Mais le CMB, qui a toujours su faire preuve d’adaptabilité au fil de son histoire, a la capacité d’affronter des vents contraires et des eaux agitées. Filant la métaphore maritime, Julien Carmona dresse un parallèle avec un navire qui s’apprête à effectuer une longue et difficile traversée. Pour arriver à bon port, il faut non seulement un navire robuste et stable (le CMB) mais également un cap clair (le plan stratégique), une solide boussole (la raison d’être) et des équipiers compétents et performants. Autant d’éléments dont le CMB dispose aux yeux de son capitaine. Avec, en plus, un atout majeur : un véritable esprit d’équipe qui pousse à s’entraider et à prendre du plaisir. « C’est l’essence même du CMB et d’Arkéa ! » De quoi larguer les amarres en toute sérénité.

Un homme et une femme derrière un pupitre. Elle parle dans un micro
Julien Carmona et Hélène Bernicot, respectivement président et directrice générale du Crédit Mutuel Arkéa, ont mis en exergue la capacité du groupe à conjuguer développement et transformation, efficacité et robustesse.

En toute souveraineté

Organisée dans le sillage de l’assemblée générale du Crédit Mutuel de Bretagne, celle du Crédit Mutuel Arkéa était placée cette année sous le signe des souverainetés. Grand témoin et local de l’étape, Jean-Yves Le Drian fixe le cadre du débat. Avec pédagogie, celui qui fut ministre de la Défense, mais aussi de l’Europe et des Affaires étrangères, brosse le tableau d’un monde dont l’ordre bouleversé impose de « repenser notre autonomie stratégique, notamment face aux dépendances révélées par la guerre en Ukraine. Nous sommes dans une phase de rupture, de déconstruction politique. Une rupture vers l’inconnu car la géopolitique impose son diktat à la géoéconomie. Or, les enjeux d’aujourd’hui nécessitent une réponse collective, une réponse communautaire ».

Un homme parle dans un micro derrière un pupitre
« Nous sommes dans une phase de rupture, de déconstruction politique », analyse Jean-Yves Le Drian, ancien ministre de la Défense, de l’Europe et des Affaires étrangères.

Lors de la table ronde, le général de corps d’armée Patrik Steiger, officier général de zone de défense et de sécurité Ouest, insiste sur la nécessité de renforcer la Base Industrielle et Technologique de Défense (BITD) française. Le vice-amiral d’escadre Jean-François Quérat, préfet maritime de l’Atlantique, souligne, lui, combien « La mer reste un espace de confrontation, où la maîtrise des détroits et la protection des approches maritimes sont cruciales. » De son côté, Virginie Valentin, directrice générale du CHU de Rennes-Pontchaillou, détaille les enjeux de la souveraineté sanitaire : accès aux médicaments, cybersécurité, recherche, résilience face aux crises…

Trois hommes et une femme assis dans des fauteuils sur une scène dont un parle dans un micro
La souveraineté, sous toutes ses formes – territoriale, maritime, alimentaire, énergétique, numérique, sanitaire… -, était à l’honneur de la convention du Crédit Mutuel Arkéa.

À la tribune, Priscille Szeradzki, directrice générale de la Confédération nationale du Crédit Mutuel (CNCM), rappelle le rôle clé des banques coopératives européennes dans la souveraineté économique : « Être souverain, ce n’est pas couper les ponts, refuser les alliances ou se méfier de l’extérieur. Je suis convaincue que nous devons prendre résolument la voie d’une Europe souveraine, humaniste et solidaire. Pour rendre cela possible, et rivaliser avec les grandes puissances, l’enjeu est bien identifié : il s’agit de retrouver de la compétitivité pour réduire nos dépendances et pour investir dans les secteurs stratégiques. Les banques coopératives européennes seront centrales » .

Message bien reçu au Crédit Mutuel Arkéa qui, par la voix de son président, réaffirme son ambition de devenir une « infrastructure au service de la souveraineté » . Une volonté dont témoignent déjà des initiatives concrètes comme la centaine de projets de méthanisation agricole financés en Bretagne (38 % des méthaniseurs régionaux), couvrant la consommation de gaz de 220 000 foyers. Ou encore le lancement, à l’initiative d’Arkéa Capital, du fonds RESALT, pour la résilience alimentaire des territoires. Aux yeux de Julien Carmona, il est en tout cas une certitude : « Face aux défis – guerre, climat, réglementation –, la solution n’est pas la peur, mais l’action. Et notre modèle coopératif est notre atout pour rester maîtres de notre destin ».

Jean-Yves Nicolas


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