L’activité de pressage – enrubannage a débuté le 19 mars dernier à la SARL Jouvinier, basée à Peillac (56). « Nous lançons cette activité pour répondre à la demande croissante de nos clients éleveurs », présente Sylvain Jouvinier, gérant de l’ETA. Il travaille avec 2 salariés et 1 apprenti. « Nous avions déjà un round baller pour la paille et le foin, acquis il y a 5 ans. Aujourd’hui, nous allons compléter cette activité avec l’herbe enrubannée. »
L’entreprise a pour cela investi dans un combi presse – enrubanneuse à chambre fixe C442R de marque John Deere. « C’est la première que nous mettons en service sur notre zone d’activité. Ces machines sont fabriquées en France », précise Anthony Connan, expert commercial récolte chez MS Équipement. « La chambre fixe permet davantage de flexibilité sur les fourrages surtout en conditions humides mais aussi pour la paille et foin. Par rapport aux machines à chambre variable, l’entretien est également réduit. »
Pesée précise, même en pente
Sur le combi de la SARL Jouvinier, « 25 couteaux, pilotés hydrauliquement depuis la cabine, permettent de couper les brins selon le choix de l’éleveur, jusqu’à une taille de 40 mm. La pression de la sécurité d’escamotage peut être gérée en fonction du fourrage et de la puissance du tracteur. Les couteaux se changent facilement en position debout. » Le diamètre des balles pressées par 18 rouleaux rotatifs peut varier entre 1,25 et 1,35 m, pour une largeur de 1,21 m. Le choix de deux essieux plutôt qu’un seul a été fait pour une meilleure stabilité du matériel.
La table se déplace
Nouveauté par rapport à la version précédente, cette presse enrubanneuse permet une pesée précise des balles, même sur des terrains en pente, grâce à des capteurs à jauge de contrainte situés sur chacun des quatre galets de la table de transport. « Le pesage ne ralentit pas du tout le chantier. La table avec ses 4 courroies se déplace pour aller chercher la balle pressée directement sous la porte et l’amène en position d’enrubannage. »


Sylvain Jouvinier apprécie aussi le capteur d’humidité en instantané, « qui va permettre de régler la densité en fonction des fourrages. Quand ils seront plus secs, on pourra presser un peu plus. Nous pourrons aussi informer les éleveurs de la teneur en humidité de leur enrubannage, s’ils souhaitent par exemple commencer par utiliser les fourrages plus humides qui se conservent moins bien. »
Remplacement rapide du film
L’ETA pourra proposer à ses clients deux systèmes de liage – par filet ou film – les deux étant compatibles avec la machine et facilement échangeables lors d’une journée de récolte. « La machine peut aussi embarquer jusqu’à 12 bobines de film d’enrubannage qui sont protégées. Et leur manipulation est ergonomique », note Anthony Connan. « Le chantier est rapide grâce à la table de transfert et au bras d’enrubannage qui peut atteindre jusqu’à 40 tr/min. L’opérateur sélectionne juste le nombre de couches d’enrubannage et laisse la presse opérer. En conditions idéales, on peut réaliser 60 bottes/heure. »
Agnès Cussonneau
Géolocalisation des bottes
La compatibilité Isobus permet une connexion entre la presse et le tracteur. « Le poids de chaque balle et l’humidité sont transmises automatiquement sur le compte MyJohnDeere (Opérations Center) du client avec des bottes géolocalisées. Le rendement par parcelle peut être calculé », ajoute Anthony Connan. En outre, « l’entreprise ou la Cuma peut simplifier sa facturation. »

