Florie Savina fait partie de ces jeunes salariés qui aiment communiquer sur leur métier. Embauchée depuis un an et demi chez Finistère Remplacement, elle n’hésite pas à sortir son smartphone pour immortaliser des beaux moments de la vie des exploitations où elle intervient, comme des vêlages ou des levées de soleil, mais aussi pour des instants plus anodins comme la conduite d’un valet de ferme. « Je prends en photo des choses qui attirent l’œil, afin de montrer les bons côtés du métier ». Ces photos servent aussi d’information, par exemple quand les éleveurs ne sont pas présents pour les renseigner sur la dernière naissance dans la ferme : est-ce un mâle ou une femelle ?
Profiter du paysage
L’agriculture « est un environnement très photogénique, on a cette force de pouvoir montrer ces moments magiques. C’est une très grosse force de frappe pour communiquer sur son métier. Les jeunes générations sont très présentes sur les réseaux sociaux, il ne faut pas se priver de cela », estime Stéphane Charon, directeur de Finistère Remplacement. Parfois, certains agriculteurs ne souhaitent pas montrer leur quotidien, ne sont pas très à l’aise avec les photos, car ils ne savent pas comment elles seront utilisées. Florie Savina n’est pas de cet avis : « Je demande toujours l’autorisation aux éleveurs avant de prendre des photos, je n’ai jamais eu de refus ». Toutes ces images servent à alimenter le réseau interne du service de remplacement, sur lequel chacun des salariés peut partager ses informations. « C’est aussi l’occasion de partager ces bons moments avec ceux qui ne connaissent pas l’agriculture. C’est une filière variée et très positive, qu’il faut montrer », conclut-elle.
Fanch Paranthoën

