Faire face à la pression de la faune sauvage

Les animaux sauvages se sont invités à l’assemblée générale des Jeunes Agriculteurs : choucas, sangliers et loups prolifèrent et menacent les élevages et les cultures.

Des personnes sur une scène - Illustration Faire face à la pression de la faune sauvage
De gauche à droite : Ronan Suignard, Cédric Le Velly et Erwan Crouan. | © Paysan Breton – F. Paranthoën

« La prédation peut prendre plusieurs visages : sangliers, loups, choucas des tours… Comment garantir la viabilité de nos exploitations quand la régulation de ces espèces est complexe ? », questionne Cédric Le Velly, en introduction de la table ronde organisée lors de l’assemblée générale des Jeunes Agriculteurs du Finistère, à Pleyben cette année. Le producteur de légumes a fait les frais de ces attaques de faune sauvage, les corvidés l’ayant contraint à replanter, à plusieurs reprises l’année dernière, des parcelles d’oignon et d’échalote. Pour répondre à cette question, Ronan Suignard, lieutenant de louveterie, explique qu’ils sont « 14 sur le département du Finistère, nous dépendons de la DDTM. Vous devez absolument déclarer vos dégâts : plus vous le faites, plus nous intervenons ». « Nous sommes là pour vous aider ». 260 interventions ont été comptabilisées l’an passé, 495 sangliers ont été prélevés, ainsi que 2 800 choucas des tours. Le lieutenant chiffre à « 400 000 € le montant des indemnités versées suite à des dégâts de sanglier, dont 50 % ont lieu sur maïs, soit au semis, soit quand il est en lait. Il y a de plus en plus de cultures dans le département, les populations explosent ». Les fédérations de chasse ont prélevé 5 000 sangliers l’an passé, « on a peur de dépasser les 6 000 au 31 mars », expliquait-il fin février. Cinq cages-pièges sont déployées actuellement sur le département.Des attaques en hausse de 17 %Pour Loïc Scalabrino, secrétaire général adjoint au JA National et éleveur dans le Doubs, « la population de loups est en pleine explosion, les attaques ont progressé de 17 % en 2025. L’animal a été déclassé au niveau européen, mais l’État français n’a pas la volonté politique de faire bouger les lignes et de faire baisser la pression…

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