Un syndicat breton pour l’Angus

Créé l’an passé, le syndicat Breizh Aberdeen Angus rassemble désormais 46 adhérents autour d’un objectif commun : mieux connaître, valoriser et développer la race en Bretagne.

Des personnes devant des maisons de ferme - Illustration Un syndicat breton pour l’Angus
La journée a rassemblé de nombreux participants sur la ferme de Kerfulus. | © Paysan Breton

Le syndicat Breizh Aberdeen Angus est né au printemps dernier « de la volonté d’apporter des données technico-économiques aux éleveurs de Bretagne et de faire connaître la race », a retracé Christelle Cloarec, présidente du syndicat, installée avec son mari Jérôme Daniel à Cast (29).

Croissance des effectifs

Une journée de présentation et d’échanges autour de la race a eu lieu le 4 février sur la ferme « Les cerfs de Kerfulus » à Cléguérec (56). « L’association va proposer à ses adhérents plusieurs événements dans l’année tels qu’une visite d’élevage et une journée technique ‘Qu’est-ce qu’une bonne Angus ?’. La possibilité d’un voyage en Écosse fin octobre est aussi envisagée ainsi que notre présence sur différents salons. »

D’origine écossaise, l’Aberdeen Angus est de plus en plus élevée en Bretagne, même si les 1 887 vaches de cette race présentes dans la région ne pèsent encore que 2 % du cheptel allaitant. Le nombre de gros bovins angus atteint 6 360 en 2025, en hausse de 13 % par rapport à 2024. Le nombre de naissances, 2 470 en 2025, avec un pic enregistré au printemps, connaît aussi un fort accroissement. « La facilité de conduite », permettant une « réduction du temps de travail », fait partie des critères premiers du choix de cette race, « précoce et rustique. » 64 % des bovins angus abattus en Bretagne y sont produits. Les carcasses affichent un classement R/O et un engraissement à 3 en moyenne. « La race est aussi bien représentée dans les Pays de la Loire et la Normandie ».

Perspective d’une filière longue

L’Angus est souvent commercialisée en circuits courts mais une réflexion sur une filière longue baptisée CQFD a été initiée en 2022, à l’échelle française, en lien avec Bigard. Concernant les génisses, vaches et bœufs (pas les JB), cette filière repose sur une contractualisation avec un prix-plancher.

Lors de la réunion, les responsables ont rappelé l’importance de la CPB (Certification de la parenté des bovins). « Elle est la seule et unique garantie de la filiation des bovins angus en France. » Un fichier de recensement des vendeurs et des acheteurs de bovins et/ou de semences/embryons angus sur la Bretagne a été mis en place pour les adhérents.

Agnès Cussonneau

Contact : breizhaberdeenangus@gmail.com ou 06 47 63 60 66. ou Facebook

Des Angus viennent remplacer les cerfs

Sur leur ferme de 28 ha à Kerfulus, la famille Allain élève des cerfs dont la viande est transformée en pièces à cuisiner, terrines, saucissons, civets… Ils gèrent aussi d’autres activités : auberge, gîtes. Les surfaces agricoles sont à 100 % en herbe, avec du stockage en foin ou enrubannage. En avril 2023, des Angus en race pure ont été introduites sur la ferme qui compte 19 mères. Le troupeau est élevé en plein air.


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