Génétique et croissance des génisses pour un troupeau performant

Afin d’atteindre leurs objectifs de gagner plus de lait par vache présente, pour réduire les effectifs et optimiser les charges de structure, les éleveurs du Gaec de Kerfourdan (Saint-Gildas 22) choisissent des taureaux pour les accouplements selon leurs index lait, taux, fertilité et morphologie. Ils ont aussi travaillé sur l'alimentation et la croissance des génisses.

Un homme et une femme dans un bâtiment d'élevage bovin avec des vaches sur paille autour dont une couchée devant eux - Illustration Génétique et croissance des génisses pour  un troupeau performant
Morgane Gaffric et Stéphane Henry avec la vache Ratatouille.


Depuis la reprise de l’exploitation en 2008 par Stéphane Henry et l’installation de sa femme, Morgane Gaffric, en 2017, le couple, qui compose le Gaec de Kerfourdan (Saint-Gildas 22), travaille la génétique de leur troupeau laitier, composé de 90 vaches, en sélectionnant les meilleurs taureaux. Le résultat, après 7 ans de sélection et une gestion rigoureuse du renouvellement à l’aide du génotypage, met en évidence une progression remarquable.

Afin d’atteindre leurs objectifs de gagner plus de lait par vache présente, pour réduire les effectifs et optimiser les charges de structure, les éleveurs choisissent des taureaux pour les accouplements selon leurs index lait, taux, fertilité et morphologie. L’ISU du troupeau laitier a ainsi progressé de 45 points depuis 2018. L’index lait, quant à lui, a progressé de 625 points. Le potentiel génétique est donc présent pour assurer la performance économique incluant la longévité du troupeau.

Exprimer son potentiel génétique par une croissance maîtrisée

Aujourd’hui le taux de primipares se situe à 30 % avec 65 génisses présentes. Demain, les éleveurs le ciblent à 25 %, afin d’élever uniquement les génisses pour le renouvellement du troupeau et de réduire la densité dans le bâtiment pour éviter la saturation. Dans le but d’accélérer le progrès génétique, elles sont toutes génotypées dès 1 mois d’âge. Cela permet d’affiner la sélection pour en accoupler 8 à 10 par an en doses sexées et quelques vaches adultes en croisée, le reste du troupeau étant inséminé en conventionnel. Pour gagner encore en efficacité, les éleveurs souhaitent diminuer l’âge au vêlage à 24 mois (actuellement à 25,6 mois). Les économies ainsi engendrées à l’échelle de l’élevage ne sont pas négligeables puisqu’elles représentent près de 5 469 € par an.

Après une gestion de la phase colostrale rigoureuse, dès le 2e jour, les veaux disposent d’eau, de paille et d’un aliment 1er âge floconné à volonté. À cela s’ajoute un repas par jour d’aliment d’allaitement. Du fait d’une densité élevée dans la nurserie, les veaux souffraient de pathologies respiratoires récurrentes. Grâce aux conseils de leur technico-commerciale Nutréa, Camille Guillerm, qui suit l’élevage depuis 4 ans, les éleveurs ont mis en place une ration sèche avec de la paille d’orge et l’aliment Cooki Fresh distribué à 3,5 kg animal par jour dès l’âge de 5 semaines et jusqu’à 6 mois. Cet aliment complet 2e âge contribue à améliorer le confort respiratoire et digestif grâce aux principes actifs d’extraits de plantes, d’huiles essentielles et aux lactobacilles qui le composent. Les éleveurs sont satisfaits : « Avant, nous étions souvent contraints de piquer nos veaux pour traiter les problèmes pulmonaires. Aujourd’hui, ils sont plus résistants et cela devient très rare ». Depuis, les résultats sont au rendez-vous. En effet, des mesures de suivi de croissance réalisées au ruban barymétrique ont montré une belle évolution. Avant la mise en place du programme, un lot d’une dizaine de génisses âgées de 12 mois pesait en moyenne 269 kg de poids vif, soit un écart d’au moins 50 kg par rapport à l’objectif (320 kg à 12 mois). Les nouvelles mesures effectuées montrent que les génisses âgées de 13 mois ayant été nourries avec ce programme obtiennent les résultats suivants : 401 kg de poids vif. La croissance obtenue a donc porté ses fruits pour atteindre une conformation optimale qui permettrait d’inséminer les génisses dès 13 mois, et ainsi d’améliorer leur longévité.

Camille Guillerm/Nutréa


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Fermer l'écran superposé de recherche

Rechercher un article