Le 21 janvier à Rennes, avant les interventions officielles du lancement du Carrefour des gestions locales de l’eau, des représentants de 70 organisations de défense du Sage Vilaine dont la Frab et la Confédération paysanne, ont pris la parole. Certains étaient venus en tracteur. « L’eau est l’affaire de tous », ont-ils commencé. « Nous dénonçons le moratoire décidé par l’État qui vient court-circuiter les trois années de travail de la Cle (commission locale de l’eau). C’est un déni de démocratie locale. » Pour ces représentants, la règle 1 du Sage sur la limitation des herbicides maïs est « un petit pas mais c’est concret. La Cle doit pouvoir voter le Sage. »Pascal Hervé, vice-président de Rennes Métropole, invite les différents acteurs à « ne pas mélanger les problèmes agricoles avec les problèmes de l’eau. Nous ne pourrons pas admettre un recul. » Michel Demolder, président de la Cle du Sage Vilaine, ajoute : « L’eau doit nous rassembler. Il y a eu 3 724 contributions du public sur ce Sage, c’est très conséquent, le sujet intéresse. Les activités humaines doivent être interrogées sur la manière de produire et les changements doivent être accompagnés. » Des financements pour les agriculteurs sont prévus dans le nouveau Sage mais la question des montants reste floue….
Prise de parole en faveur du Sage lors du Carrefour de l’eau

