« Les boîtiers connectés permettent de faciliter le travail des responsables des Cuma ; ils enregistrent les données, que ce soient des heures de conduite, des surfaces, le nombre de balles rondes pressées… », introduit Alain Laurec, de la fédération des Cuma de Bretagne, lors de l’assemblée générale finistérienne qui s’est tenue fin décembre à Lannédern. Mais ces outils « sont un confort qui devient cher », prévient-il. Certaines solutions se montent à plusieurs milliers d’euros pour l’achat de plusieurs boîtiers, et à cela s’ajoute l’abonnement, qui se situe entre 150 et jusqu’à 480 €/an.
Un confort de travail, mais qui devient cher
L’assemblée générale a détaillé une partie de ces solutions connectées présentes sur le marché, comme celle développée par Karnott, qui « détecte l’association tracteur/outil, compatible avec Telepac ou Geofolia. C’est une solution aboutie ». Facilement déplaçable, cet outil rend possible la synchronisation des bases de données matériels et adhérents avec le logiciel MyCumaCompta.
Pour le procédé Samsys, aussi conçu pour être un outil d’aide à la facturation, « adapté au fonctionnement des Cuma, sa précision est largement suffisante pour conserver les facturations à la surface. Via Isobus, les données des tracteurs peuvent être remontées, comme par exemple la consommation de carburant ».
Chez Kemtag, la géolocalisation est absente, mais les tags (petits aimants) posés sur les machines « fonctionnent en Bluetooth. Les boîtiers sont facilement déplaçables, c’est une offre à coût réduit ».
Conserver l’historique
Pour le Smartconnect Solar développé par Krone, l’unité de télémétrie est autonome grâce à un petit panneau solaire et à une batterie. Ce boîtier « est compatible avec toutes les marques, l’enregistrement des données en temps réel est automatique ». Concernant le JDLink de chez John Deere, « la flotte de véhicules est géolocalisée, quelle que soit la marque. L’historique est conservé, le boîtier signale quand l’entretien (changement de filtres par exemple) est à réaliser. C’est appréciable quand on a beaucoup de machines sur le parc ».
Enfin et en abordant My Cuma, module développé par le réseau Cuma, 3 actions sont possibles : « Réserver les outils, éditer les bons de travaux et saisir les unités de travail effectuées par les chauffeurs ». Concrètement, le chauffeur renseigne les unités du compteur du matériel (en heure, en hectare, en nombre de rounds…) avant et après utilisation. Exportées, « ces données facilitent le travail comptable, mais demandent tout de même une vérification ». Encore peu présents dans les Cuma du département, ces outils sont sécurisants car ils évitent les pertes de notes, encore bien souvent écrites sur un carnet papier.
Fanch Paranthoën
Méca’Innov en juin prochain
L’évènement annuel des Cuma de l’Ouest Méca’Innov se tiendra le jeudi 4 juin prochain, à Iffiniac (22), sur une parcelle de 6 ha. En nouveauté pour cette édition, différents ateliers techniques seront présentés, et aborderont des thématiques comme la portance des sols et la compaction, les outils de fissuration, la fertilisation azotée, les couverts végétaux courts ou encore la robotisation. Ils seront accessibles tout au long de la journée. Aussi, plusieurs démonstrations seront proposées lors de cette journée au champ, en présence de concessionnaires et de fournisseurs. Un débat, dont la thématique reste à définir, animera les échanges entre professionnels. Plus d’informations seront disponibles à l’approche de l’évènement sur le site en cliquant ici

