« Ce modèle nous mènera à la ruine »

Le syndicat estime que « les traités de libre-échange, la fiscalité et la mauvaise répartition des marges tuent l’agriculture ».

Des tracteurs sur un rond point - Illustration « Ce modèle nous mènera à la ruine »
Les tracteurs se sont retrouvés à Brest. | © Paysan Breton – F. Paranthoën

Une vingtaine de tracteurs et une cinquantaine d’agriculteurs se sont retrouvés à Brest samedi dernier sur le rond-point de Pen ar C’hleuz, en réponse à l’appel de la section interne des jeunes agriculteurs de la Coordination rurale du Finistère. Symboliquement, le syndicat a voulu dans cette action « faire part du décès de l’agriculture française, sacrifiée par les gouvernements successifs ». Selon le président du syndicat départemental Sébastien Abgrall, il existe « un problème de répartition des marges. Sur 100 € dépensés en supermarché par le consommateur, seulement 6 € reviennent aux agriculteurs ». Le Mercosur va nous enterrer La CR 29 demande à ce que « la fiscalité soit meilleure. Dès que l’on gagne un peu d’argent, on se le fait préempter. On peut agir sur ce sujet à l’échelle française, le problème est que nos responsables agricoles sont main dans la main avec les élus politiques : le modèle agricole défendu nous mènera à la ruine ». Le président demande « des mesures structurelles pour vivre de nos productions par les prix. Nous ne sommes pas des mendiants ». Agriculture de mondialisation Pour Dominique Baron, installé en aviculture et en grandes cultures à Gouézec, « l’agriculture est en train de mourir, car nos politiques ne nous écoutent pas. Le Mercosur va nous enterrer, d’où cette cérémonie funéraire ». Le traité de libre-échange entre l’Europe et les pays d’Amérique du Sud « est une menace, qui équivaut à une surproduction sur notre territoire. Il faut arrêter de faire des échanges commerciaux inutiles, cette agriculture de mondialisation n’est plus adaptée à notre agriculture française. Nos produits doivent rester sur le territoire ; ils sont de qualité ». Le membre des jeunes de la Coordination rurale prend pour exemple sa ferme : « Je travaille 70 heures par semaine, avec une…

Cet article est réservé
aux abonnés numériques

Je me connecte

Déjà membre ? Connectez-vous ici

Fermer l'écran superposé de recherche

Rechercher un article