Se faire accompagner rapidement en cas de difficultés

Suite à de lourdes pertes dues au botulisme sur son exploitation, Ludovic Breton a fait appel à la cellule Réagir. Un accompagnement qui lui a permis de poursuivre son activité.

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Ludovic Breton, Pauline Collin et Benjamin Brillaud.

Dans chaque département, les cellules Réagir, pilotées par la Chambre d’agriculture, permettent de mobiliser différents partenaires du para-agricole pour détecter et signaler les agriculteurs en difficulté. « Cela permet d’intervenir le plus vite possible en recherchant les solutions adaptées à chaque situation », ont souligné les responsables lors d’une réunion bilan le 6 février à Rennes. Ludovic Breton, 52 ans, agriculteur au Pertre (35) avec sa femme, a apporté son témoignage. En mars 2019, leur élevage a été touché par du botulisme. « Nous avons perdu la moitié des 57 vaches laitières en 48 heures, la collecte de lait a été arrêtée pendant 3 mois. Le bâtiment de volailles a lui été fermé pendant 4 mois », retrace-t-il.  « C’est l’accompagnement qui compte le plus » Face aux difficultés économiques, les éleveurs se sont orientés vers un redressement judiciaire. « En mai 2019, nous allons seuls devant le tribunal judiciaire… Un moment très difficile. Par hasard, nous rencontrons un autre exploitant en difficulté aidé par la Chambre d’agriculture. Nous décidons alors de nous faire accompagner également et montons un dossier chiffré. » Désigné par le tribunal, Benjamin Brillaud, mandataire judiciaire, les a accompagnés vis-à-vis des créanciers. « Avec lui, c’était clair, on savait si on pouvait continuer ou pas. Nous avons aussi pris un avocat et avons été mis en relation avec la MSA. La période d’observation a duré 18 mois. » Ensuite, un plan de redressement judiciaire a été bâti sur 15 ans, permettant d’échelonner les dettes. Aujourd’hui, la ferme est « repartie dans une bonne dynamique » avec 54 VL et un bâtiment de 28 000 poulets. « J’ai pris du recul par rapport à mon métier. Nous avons simplifié le système en stoppant l’élevage des génisses, en étant moins intensifs. » Une pause sur les dettes « Ces démarches font peur, nous intervenons souvent un peu tard », souligne Benjamin Brillaud. « Pourtant, les procédures de sauvegarde ou redressement…

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