Des revendications d’éleveurs dans un ras-le-bol général

Sous la bannière FDSEA - JA, des centaines d’agriculteurs costarmoricains se sont mobilisés pour dénoncer « pression administrative et concurrence déloyale ». Le responsable Florian Gaultier explique.

18768.hr - Illustration Des revendications d’éleveurs dans un ras-le-bol général
La RN 12 bloquée à hauteur de Guingamp.

« Il y a un ras-le-bol général dans les campagnes. En cause notamment, la suradministration et l’empilement de normes qui ne servent à rien… », démarre, remonté, Florian Gaultier, président de Jeunes Agriculteurs 22. S’il concède que 2023 a été « une année correcte » en production laitière, il sent que cette embellie est « clairement menacée » par la réalité des négociations commerciales qui se déroulent actuellement entre la distribution et les industriels de l’agroalimentaire. Dans ce contexte d’inflation, le responsable n’apprécie pas « la pression mise par l’État sur les transformateurs » pour tenter de baisser les prix aux consommateurs alors même que la loi Égalim n’est pas respectée. « À l’arrivée, c’est nous, producteurs, qui paierons la note. N’oublions pas qu’il y a un manque de revenu en élevage depuis des années. » Il y a un manque de revenu en élevage depuis des années Exclure l’agriculture de la directive IED Pour Florian Gaultier, le mouvement breton rejoint les mobilisations qui ont lieu ailleurs sur ce fameux « ras-le-bol ». Mais quand les Allemands ou les agriculteurs du sud de la France se battent plus particulièrement sur la taxation du GNR ou l’accès à la ressource en eau, en Bretagne, terre d’élevage, les revendications prioritaires sont ailleurs. « Même si la question du GNR nous concerne, nous mettons l’accent sur les problématiques IED, poulets ukrainiens et obligation de maintien des prairies permanentes. » Pour le producteur de lait de Broons (22), « l’agriculture ne fait pas partie du secteur industriel » et doit tout simplement être totalement exclue de la directive IED de la réglementation des Installations classées pour ne pas encore pénaliser « nos structures de dimension familiale ». Concernant les prairies permanentes, le syndicaliste réclame la suspension et la révision du texte : « Il n’est pas question que les gens engagés dans des rotations longues soient obligés de sacraliser ces prairies. Ce serait pénaliser…

Cet article est réservé
aux abonnés numériques

Je me connecte


Fermer l'écran superposé de recherche

Rechercher un article