Une alimentation individualisée en engraissement

Frédéric Baudet teste, depuis deux ans, des distributeurs automatisés, avec pesée systématique de l’animal, pour définir une courbe alimentaire individualisée en fonction de paramètres techniques.

18104.hr - Illustration Une alimentation individualisée en engraissement
Un distributeur, mis au point par Asserva, permet de nourrir plus de 40 porcs par case. Frédéric Baudet, éleveur, interviendra le 5 décembre à Pontivy.

« C’est l’avenir », assure Frédéric Baudet, à la tête d’un élevage de 380 truies, à Lamballe (22). « Les bâtiments neufs seront bientôt équipés de distributeurs en engraissement ». Il se fie aux données enregistrées chez lui, pendant deux ans, dans deux cases de 40 porcs. Les animaux, équipés de boucles RFID, sont pesés à chaque prise alimentaire. Les données (poids de l’animal, quantité d’aliment ingéré), permettent d’adapter la courbe alimentaire de chaque porc en fonction d’objectifs définis par l’éleveur (Indice de consommation, GMQ…). Le meilleur lot de 80 porcs est sorti à 2,17 d’IC, ce qui laisse entrevoir de belles économies. La distribution ne pose aucun problème : « Il n’y a jamais de bagarres pour accéder au distributeur, même dans des cases hétérogènes en poids (essais). En fait, chaque porc mange en une seule prise quotidienne, souvent à la même heure. Tout le monde a le temps de manger ». L’éleveur, après des essais en granulés, a fait le choix de la miette. « Nous nous sommes aperçus qu’un porc ingère près de 2 fois plus d’aliment à la minute en miette qu’en granulé. Avec 40 animaux par case, le granulé ne permettait pas à tout le monde de manger à son rythme. En miette, il n’y a aucun problème, on pourrait augmenter le nombre de porcs par distributeur ».  Entretien dans la durée Le suivi, en instantané, du poids, de l’ingéré, de l’IC et du GMQ, permet à l’éleveur de modifier la courbe individuelle, en fonction de l’objectif. « Ça peut permettre de pousser les plus légers sans gaver les autres car les essais d’alimentation à volonté nous ont montré que les porcs ne valorisent pas tout l’aliment ; le GMQ est très bon mais l’IC et la qualité de carcasse en souffre ». L’idéal se situerait autour de 85 % de l’ad libitum. Le distributeur permet de marquer…

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