Fumier sur prairie

 - Illustration Fumier sur prairie

Pour bénéficier pleinement de l’épandage de fumier sur prairie, il faut privilégier les apports réguliers (par exemple tous les 2 ans). Car l’azote des fumiers et composts se présente principalement sous forme organique ; les effets directs de l’azote contenu dans ces produits sont donc faibles à court terme. Après plusieurs années d’apports, l’effet cumulatif sur la pousse de l’herbe pourra être de 20 à 80 % de l’azote total apporté annuellement. Le phosphore et la potasse contenus dans les fumiers sont disponibles rapidement et l’effet direct est équivalent à celui des engrais minéraux les plus efficaces.

Dès la première année, on a un effet sur la pousse plus important avec un fumier vieilli qu’avec un compost. Les fumiers vieillis comportent généralement un peu plus d’azote ammoniacal et d’azote organique rapidement minéralisable. L’activité des vers de terre semblerait toutefois meilleure avec le fumier frais qu’avec le fumier vieilli ou du compost.

L’utilisation d’un épandeur à hérissons verticaux est recommandée pour obtenir un meilleur émiettement et une bonne répartition au sol du produit. L’épandage peut être réalisé jusqu’en début d’hiver pour assurer un délai suffisant de dégradation du fumier. Il est déconseillé d’épandre plus de 30 t/ha afin de ne pas couvrir plus de 30 % de la surface épandue. L’épandage sur association dont le pourcentage de trèfle est supérieur à 20 % en été est interdit du 1er septembre au 15 janvier.


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