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La guerre ne freine pas les exportations de poulet ukrainien

La production de poulet en Ukraine a diminué de 15 % depuis le début de la guerre en lien avec la baisse de la demande locale. Une production qui devrait atteindre ses niveaux d’avant-guerre en fin d’année avec des volumes à l’export en croissance.

« En 2021, l’Ukraine a produit 1,5 million de tonnes équivalent carcasse (Mtéc) de poulet de chair soit 2 % de moins qu’en 2020. Depuis le début de la guerre, la production de poulet a diminué de l’ordre de 15 %. Pas plus car 80 % des élevages se situent en dehors des zones de combat. Peu d’élevages sont touchés. Malgré tout, l’entreprise MHP qui réalise 83 % des exportations de poulet de l’Ukraine a réduit sa production de 12 % en avril », explique Simon Fourdin, directeur du service économie de l’Itavi lors de l’assemblée générale de l’Anvol (interprofession de la volaille de chair) le 28 juin à Angers. Cette baisse de production est surtout liée à la baisse de la demande locale.

+82 % d’export vers l’Europe

D’ici la fin de l’année le niveau de production de l’Ukraine devrait atteindre les niveaux d’avant la guerre avec une hausse de ses exportations pour combler la baisse de la demande intérieure. En 2021, l’Ukraine a exporté 489 000 tonnes équivalent carcasse (téc) dont 110 000 téc vers l’Europe. L’impossibilité d’exporter par voie maritime engendre un report sur le routier et le ferroviaire. « Après une baisse de 70 % des volumes exportés en mars 2022, ceux-ci reprennent en avril principalement vers l’Europe avec + 6 %. Sur les 4 premiers mois de l’année les exportations vers l’Europe ont bondi de 82 %. Les Pays-Bas, la Pologne et la Slovaquie totalisent une hausse de + 21 000 téc. Les exportations vers les pays du Moyen-Orient reprennent avec + 11 100 téc sur le mois d’avril. L’Union Européenne vient aussi d’annoncer la suspension des droits de douane pour l’Ukraine pour une durée de 1 an (jusqu’à juin 2023) alors que le quota était de 70 000 tonnes avant. »

L’indice Itavi pulvérisé en mai

« La filière avicole, comme les autres filières animales, fait face à la flambée des cours des matières premières. L’indice aliment Itavi calculé sur une base 100 avait atteint son plus haut niveau en octobre 2012 à 127. Un chiffre qui était équivalent en janvier 2022, mais depuis ce record a été pulvérisé avec un indice à 170 en mai dernier », indique Simon Fourdin.

La production de volaille baisse de 5 à 7 % en France
L’Europe totalise 2 000 foyers d’Influenza aviaire entre 2021 et 2022. La France a elle seule en compte 1 400 dont 860 en Pays de la Loire. Ce sont 16 millions de volailles qui ont été abattues. Une hécatombe lorsque l’on sait que les Pays de la Loire représentent 23 % de la production nationale de volaille, 60 % du canard à rôtir, 63 % de la pintade et 11 % des œufs. « Sur 2022 une baisse de 5 à 7 % de la production est attendue », estime Simon Fourdin. 
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