Economie, marchés et gestion

L’installation devient une priorité régionale

En dévoilant les premières conclusions des États généraux de l’installation, la Région Bretagne affiche clairement l’installation comme une de ses priorités, avec l’ambition d’atteindre les 1 000 installations aidées chaque année.

Au mois d’octobre 2021, la Région ouvrait officiellement les États généraux de l’installation en Bretagne. L’ambition est de parvenir à 1 000 installations aidées par an d’ici 2028. Cela a permis de réunir près de 200 acteurs du monde agricole allant de l’amont à l’aval autour de 12 ateliers de travail. Les 4 grandes thématiques sont : les territoires, la formation et l’attractivité, le foncier, la transmissibilité. Mercredi 1er juin à Pontivy (56) les élus régionaux ont tiré les premières conclusions de ces États généraux de l’installation et ont présenté les actions qu’ils ont en ligne de mire.

Créer du lien entre enseignement général et agricole

La formation des élus aux enjeux agricoles est une des actions les plus sollicitées par les parties prenantes lors des ateliers autour des territoires. « Les autres actions consistent à mettre au cœur des politiques économiques les questions agricoles, travailler à la mutualisation de la logistique pour les circuits courts, cartographier les acteurs de l’installation/transmission, développer des PAT (mise en place d’un réseau breton et incitation des collectivités), former des cuisiniers et gestionnaires dans la restauration collective », rapporte Simon Uzenat, conseiller régional. Sur la thématique formation et attractivité, la création de suites de parcours entre formation initiale agricole et formations professionnalisantes est une des pistes proposées. « Il faut aussi créer du lien entre enseignement général et agricole en décloisonnant les lycées généraux des professionnels. Les acteurs de l’emploi, de l’orientation et les professeurs doivent être sensibilisés aux métiers de l’agriculture », indique Adeline Yon-Berthelot, conseillère régionale.

Création d’une foncière agricole

Le renforcement des outils de portage foncier existants est une des actions qui ressort des ateliers de travail. La mise en place de cellules foncières dans l’optique de favoriser les échanges parcellaires avec mise en place de réserves tampons est aussi ressortie. « Nous devons réaliser des diagnostics individuels de toutes les fermes 5 à 10 ans avant la cession en allant sur site, en le faisant à l’échelle communale et avec une réflexion de reconversion possible », déclare Philippe Herscouët, conseiller régional. Et Loïg Chesnais-Girard d’annoncer « la création d’une foncière agricole qui serait un bras armé supplémentaire et complémentaire de la Safer. »

Sécuriser les filières
Une campagne de sensibilisation sur la transmission sera réalisée dans les mois qui viennent. « Nous allons créer des guichets territoriaux de l’installation/transmission. Des diagnostics environnementaux seront déployés au moment de l’installation. Enfin, la sécurisation des débouchés passera par une contractualisation au niveau des différentes filières », décrit Arnaud Lécuyer, vice-président de la Région.
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