Histoire d’eau

12417.hr - Illustration Histoire d’eau

Après les semaines sèches de ces derniers mois, pas question de gaspiller la précieuse pluie. Et pourtant. De trop fortes précipitations en un temps réduit peuvent nuire au flux d’infiltration. D’autant plus sur les terres nues où les gouttes de pluie brisent les mottes et les agrégats et projettent les particules arrachées. Ce phénomène de rejaillissement sous l’impact, ou « splash », contribue à fermer les « pores » du sol. La surface du champ perd alors de sa capacité d’infiltration et sur certains sols, il apparaît une croûte de battance. L’indice classique de Wichmeier, défini en 1959 pour quantifier l’érosion des sols aux USA, place cette limite pour une intensité moyenne de 25 mm/h pendant au moins 30 minutes. Cette valeur a été remise en question par les auteurs européens qui ont montré que selon les sols le ruissellement peut apparaître pour des valeurs seuils bien plus faibles (2 à 10 mm/h).
Le flux d’infiltration dépend en effet de l’état de surface et du système de porosité, eux-mêmes conditionnés par la compacité, la fissuration et l’activité biologique (macropores, galeries). À titre de comparaison, dans un champ en légère pente recevant 30 mm de pluie en une heure, on pourra observer un ruissellement de 50 % sur une parcelle de maïs récemment semée et seulement de 5 % sur une prairie bien garnie.


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