Cultures

Le trèfle blanc, une plante magique

Conseil de saison

La très grande appétence du trèfle blanc permet d’augmenter de 3 à 8 % la quantité de matière sèche pâturée, ce qui correspond au moins à 1 kg de matière sèche consommée en plus par jour. Les valeurs alimentaires du trèfle blanc dans les tables des valeurs de l’Inra indiquent, qu’au stade feuillu, cette plante fourragère affiche une valeur de 1,08 UFL et de 160 g de PDIN et au stade début floraison, 1,03 UFL et 144 g de PDIN.

Par ailleurs, le trèfle blanc fixe l’azote de l’air. Le potentiel de fixation est d’environ 400 unités par hectare. Comme le trèfle est toujours associé à des graminées, on peut estimer que 80 à 120 unités de cet azote fixé sont disponibles pour le reste de la flore. Cet azote gratuit est surtout disponible en été et en automne.

Un atout supplémentaire du trèfle blanc : il conserve très longtemps une valeur nutritive stable et permet donc de constituer des réserves de fourrage sur pied, sans perdre sa valeur alimentaire, en attendant d’être pâturé.

Lorsque le trèfle blanc est quasi absent de la prairie, il n’est pas envisageable d’en semer ou d’en sursemer, sans diagnostiquer la cause de cette absence. Il y a 3 causes principales : un pH trop bas, le seuil semble être un pH de 6,2 ; un excès d’humidité et de piétinement ; un apport excessif d’azote et une exploitation trop haute. En fait le trèfle blanc apprécie la chaleur, la lumière qui parvient à son pied, les faibles fumures azotées et un bon pH. Parfois un simple chaulage le fait réapparaître naturellement.

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