Finistère

Ils s’essaient au métier d’éleveur

Le domaine de Menez-Meur accueille depuis le printemps dernier deux porteurs de projets. Un espace test leur est mis à disposition pour se faire la main sur leur futur métier.

Sandrine Le Pinsec et Arnaud Dispagne sont deux éleveurs en phase de test de leur activité sur le domaine de Menez-Meur, à Hanvec. Depuis le printemps dernier, ils ont été sélectionnés pour s’essayer à l’élevage d’ovins viande pour l’une, d’apiculture et de production d’œuf pour l’autre. « Il existe une cinquantaine d’espaces test en France, 6 seulement sont en élevage », chiffre Solène Larzul, chargée de mission agriculture et alimentation pour le parc d’Armorique.

Promouvoir la Lande de Bretagne

L’espace test « m’a permis de commencer la vente directe, de connaître le territoire », note Sandrine Le Pinsec. Sept mois après son lancement sur les 20 ha du domaine de Menez-Meur, elle conduit un troupeau d’une centaine de bêtes en race Lande de Bretagne. « Ce sont des animaux de petit format à croissance lente. Les agneaux sont abattus au Faou, leur départ de l’élevage est conditionné à leur poids et aux débouchés ». La laine des moutons sert à confectionner des matelas ou pour le paillage de cultures maraîchères du coin. À l’avenir, un projet d’installation émerge dans la tête de l’éleveuse, qui recherche 40 ha, toujours dans ce secteur des Monts d’Arrée. Cette expérience qui peut durer entre 1 et 3 ans sur le domaine a aussi fait prendre conscience « du travail administratif, qu’il ne faut pas négliger ».

Un poulailler qui ne laisse pas de traces

De son côté, Arnaud Dispagne a reçu ses 1res poules pondeuses il y a 3 semaines, la vente d’œuf démarre en code 0. « J’ai limité mes investissements par de l’auto-construction, les poulaillers sont facilement démontables. Il me reste à résoudre le stockage de la paille ». Les 150 poules sont abritées sous un toit isolé en laine de mouton, et bénéficient d’un bain de cendre dans lequel elles aiment passer du temps.
« Il y a une forte dynamique de production biologique en Bretagne, c’est pour cette raison que j’ai choisi cette région », témoigne le producteur, qui souhaite à l’avenir être autonome en aliment. Ce challenge s’avère « difficile à mettre en place, surtout au niveau des acides aminés contenus dans l’aliment des pondeuses ». Ce passage au domaine a pour mérite d’éclairer ces deux projets et de faire ressortir les impasses ou les obstacles avant installation.

Les quatre fonctions de l’espace test
Cette rampe de lancement cache 4 fonctions pour les éleveurs. « Une fonction couveuse, qui héberge le côté juridique afin de pouvoir disposer d’un Siret pour commercialiser ses produits, une fonction pépinière avec le foncier, le matériel et l’équipement mis à disposition. La fonction accompagnement met en lien avec des partenaires techniques et aide à s’insérer dans le territoire ; la fonction animation vient compléter cette aide, en partenariat avec le Gab, le Civam ou les associations de races locales », énumère Solène Larzul.

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