Bactériose du pois, existe-t-il des différences de comportement variétal ?

b9801.hr - Illustration Bactériose du pois, existe-t-il des différences de comportement variétal ?
Des travaux vont être engagés dès cet automne par Terres Inovia afin d’acquérir des connaissances sur la maladie, en vue notamment de proposer un classement variétal.

Il n’existe actuellement aucune méthode de lutte. La bactériose est due à une bactérie, Pseudomonas syringae, qui peut se conserver dans les graines, les résidus de culture contaminés, les repousses de pois, voire sur certaines espèces sauvages ou cultivées. La bactérie est principalement disséminée par le vent et la pluie. Elle peut se multiplier à la surface des plantes si les conditions lui sont favorables, sans occasionner de symptômes. Elle ne devient pathogène que si elle pénètre dans les plantes, principalement à la faveur de blessures. Ces blessures sont le plus souvent occasionnées par le froid, d’autant plus que la bactérie possède un pouvoir glaçogène (elle favorise le gel des tissus).

Des gènes de résistance

Il existe chez le pois des gènes de résistance. Le comportement d’une variété vis-à-vis de la bactériose va donc dépendre des caractéristiques de l’agent pathogène qui l’infecte et des gènes de résistance qu’elle porte pour lutter contre cette maladie. Actuellement, le niveau de résistance des variétés n’est pas connu. On observe toutefois au champ des différences de comportement variétal, notamment cette année dans le réseau d’évaluation post-inscription de Terres Inovia. Les variétés présentant le moins de symptômes de bactériose sur une majorité de sites d’essais en 2021 sont les trois nouveautés inscrites en 2020 Casini, Faquir et Paddle.

Anne Moussart & Audrey Maurice / Terres Inovia

En savoir plus : Plus d’informations sur le site Internet www.terresinovia.fr ou sur la chaîne youtube

De plus en plus fréquent

La bactériose est une maladie devenue très fréquente depuis 2016 dans nos régions. Les alternances de périodes très douces et de périodes de gel, avec en particulier des gels tardifs sur les mois de mars et d’avril, sont particulièrement favorables au développement de la maladie. L’évolution de la maladie est ensuite déterminée par les conditions climatiques du printemps. Si celles-ci sont sèches, la maladie est alors stoppée.


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