Cultures

L’ambroisie, une plante à risque pour la santé

L’objectif sanitaire de la lutte contre l’ambroisie à feuilles d’armoise est d’intervenir avant que la plante ne diffuse son pollen, à l’origine d’allergies d’août à septembre.

L’ambroisie à feuilles d’armoise, est une plante originaire d’Amérique du Nord de la famille des astéracées. C’est une espèce exotique envahissante qui pose d’importants problèmes de santé publique. Seuls quelques grains de pollen dans l’air peuvent suffire à rendre allergique ou en provoquer les symptômes, c’est pourquoi elle fait l’objet d’un arrêté préfectoral en Bretagne.

Quels est le lien entre l’agriculture et l’ambroisie à feuilles d’armoise ? 

Avis aux agriculteurs ayant semé du maïs, du sorgho, des céréales, du tournesol… la présence d’ambroisie à feuilles d’armoise parmi ces cultures pourrait bien poser divers problèmes. Elle se reproduit par la dissémination de ses graines. Le travail des sols contaminés et les engins agricoles contribuent à sa dispersion. Pouvant atteindre 1,5 mètre de haut dans notre région, elle supplante en taille les cultures de soja ou des pois, ce qui complique leur récolte.
D’autres problèmes peuvent subvenir : désherbage supplémentaire et travail du sol, déclassement de la récolte ou réfaction du prix, dépréciation de la valeur du fonds, difficultés de gestion sur le long terme, potentielles pénalités Pac en cas de récurrence sur une zone tampon.

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Plant adulte d’ambroisie à feuilles d’armoise. (Inra)

Comment la reconnaître ?

Sa reconnaissance reste la partie délicate dans la lutte contre cette espèce. Elle peut être confondue avec de nombreuses autres espèces que l’on rencontre sur les terrains agricoles comme l’armoise commune, la carotte sauvage, le séneçon à feuilles de roquette, le Bident tripartite ou le séneçon de Jacob.
L’ambroisie à feuilles d’armoise pour sa part est composée de feuilles vertes sur les deux faces, minces et très découpées. La tige est couverte de poils et, enfin, sa fleur est dressée en épis de couleur jaune à vert pâle.

Fredon Bretagne

Quels sont les moyens de lutte ?

La détection précoce et l’intervention rapide reste la meilleure méthode pour éviter d’être envahi. Avant tout, il est important d’intervenir avant la floraison. Il faut porter un masque type FFP2, des gants et il est recommandé de se doucher après l’intervention.
. Pour gérer les petits foyers d’ambroisie :
– Surveiller ses parcelles ;
– Arracher manuellement les plants. La plante est très facile à retirer des sols. À effectuer avant la floraison (en Bretagne, avant le 15 août).
. Pour gérer de grandes surfaces contaminées :
– Surveiller ses parcelles ;
– Choisir une rotation adaptée en privilégiant la diversité des cultures et les cultures d’automne;
– S’assurer que les semences sont indemnes de graines d’ambroisie, notamment celles de tournesol ;
– Retarder la date de semis (ou faux-semi)s, au printemps. Cette technique permet d’épuiser le stock de graine dans les sols ;
– Intensifier les interventions de désherbage (de préférence mécanique), dès l’apparition des plantules ;
– Nettoyer les engins agricoles notamment ceux destinés à la récolte (attention au prêt de matériel, ETA, Cuma, etc.). Cette opération est à effectuer en bout de parcelle et avec un souffleur à feuille si possible ;
– Les déchaumages répétés l’été, détruisent les jeunes ambroisies et réduisent le stock grainier en faisant lever de nouvelles ambroisies durant l’interculture ;
– Le fauchage permet de limiter la dispersion du pollen mais demande d’être répété plusieurs fois sur une saison.

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