Economie, marchés et gestion

7,5 millions de tonnes d’aliment fabriquées en Bretagne

La fabrication d’aliment bovin affiche une belle progression. La tendance est à la baisse pour le porc et la volaille.

« En 2020, nous avons fabriqué 7,5 millions de tonnes d’aliment sur nos 43 sites de production situés en Bretagne », indique Hervé Vasseur, président de Nutrinoë qui regroupe les entreprises bretonnes de nutrition animale lors de l’assemblée générale de la structure le 9 juillet au Rheu (35). La France qui était le premier pays producteur d’aliment européen en 2000 est passée en 3e position en 2020, derrière l’Allemagne et l’Espagne. « Ces 2 pays sont en croissance constante depuis 20 ans alors que chez nous c’est l’inverse », constate Hervé Vasseur.

Une décapitalisation du cheptel truie

En France, ce sont les volailles qui consomment le plus d’aliment devant les bovins et en troisième vient le porc. Les volumes en volaille ont baissé lentement de 2000 à 2010 pour se stabiliser depuis. En porc, les volumes diminuent depuis 2000 pour se stabiliser à partir de 2016. « La fabrication d’aliment biologique représente 3 % de la production française pour s’établir à 667 400 tonnes en 2020. Les trois quarts des volumes sont destinés aux volailles », précise Hervé Vasseur. Le grand ouest représente près de 60 % des fabrications nationales d’aliment, pour le porc cela atteint même 80 %. En Bretagne, les volumes d’aliment pour l’année 2020 sont en recul comparé à 2019. La tendance est à l’augmentation en bovin, à la baisse en volaille et la stabilité en porc. « Le premier semestre 2021 affiche un développement en bovin, un net recul en volaille de l’ordre de – 4 % et une baisse de – 2,6 % en porc liés à la décapitalisation du cheptel truie qui est une tendance de fond. »

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