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Œuf : L’alternatif poursuit son développement

Le marché de l’œuf coquille a été très dynamique en 2020 avec une augmentation des ventes dans les GMS, par contre la fermeture des restaurants et le manque de débouchés vers la RHD ont fortement pénalisé le marché des ovoproduits.

« Les ventes d’œufs en grande distribution ont bondi de + 11 % en volume sur 2020. Lors du premier confinement les ventes ont progressé de + 44 % pour atteindre le chiffre de 611 millions d’œufs vendus en un mois. La filière a fait preuve d’une grande agilité pour répondre à cette demande », analyse Loïc Coulombel, vice-président du CNPO, lors de la conférence de presse de l’interprofession des œufs, le 20 mai.
Aujourd’hui, deux tiers des œufs vendus en GMS viennent d’élevages alternatifs. Les ventes d’œufs issus de poules élevées en cages aménagées sont en recul de 6,7 %, le bio progresse de 16,9 %, le plein air de + 15,6 % et le sol affiche un développement record avec + 125,9 %. « Une enquête révèle que 84 % des Français jugent les élevages au sol plus respectueux du bien-être animal que les élevages en cages aménagées. 71 % souhaitent que ce mode d’élevage se développe en complément du plein air et du bio. »

Un marché du hors-domicile bouleversé

Les ventes d’œufs et d’ovoproduits sur les marchés du hors domicile ont été fortement bouleversées par la crise. Les ventes d’ovoproduits destinés aux entreprises alimentaires sont en recul de -5 à -10 % sur 2020 ; pour les ovoproduits à destination de la RHD la demande est en baisse de -25 à -30 % et c’est -30 à -40 %
pour les œufs coquille à destination de la RHD. « Les œufs alternatifs poursuivent leur progression sur le marché des ovoproduits. En 2020, 54,8 % des œufs utilisés dans la fabrication d’ovoproduits sont issus de poules élevées en cages ; ce chiffre était de 64,4 % en 2019, de 71 % en 2018 et de 90 % en 2011. Ce chiffre cache des disparités puisque le marché de la RHD utilise encore 84,3 % d’œufs issus de cages aménagées alors que l’industrie est à 47,5 % », décrit Loïc Coulombel.

De nouveaux indicateurs de coûts de production

« La filière s’engage pour que la hausse des coûts de production soit répercutée à tous les maillons », lance Maxime Chaumet, secrétaire général du CNPO. À l’heure de la flambée des cours des matières premières, il est bon de rappeler que 65 % du coût de production d’un œuf est lié à l’alimentation de la poule. « La contractualisation permet que les fluctuations des coûts soient répercutées de l’éleveur à l’opérateur qui achète les œufs. Mais le travail se poursuit avec l’ensemble des opérateurs dans un souci de pérennité de la filière. Nous sommes mobilisés afin de construire rapidement de nouveaux indicateurs de coûts de production qui serviront lors des négociations commerciales. »

Une balance commerciale positive en valeur
Sur 2020, les exportations françaises ont progressé de + 11,8 % en volume et + 9,4 % en valeur. Dans le même temps, les importations ont reculé de 5,8 % en volume et de 7,8 % en valeur. La balance commerciale est de -5 000 t en volume (- 26 000 t en 2019) et de + 4 millions d’euros en valeur (- 19 millions d’euros en 2019).
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