Cultures

Maraîchage : « Le plaisir de tout faire de A à Z »

Sandy Garnier est un maraîcher innovant qui fait germer un maximum de graines sur son site de production. Il propose de nombreuses variétés de tomates, originales et savoureuses.

Rose de Berne, Noire de Crimée, bleues, striées, velues… Cultivant une centaine de variétés, Sandy Garnier est un passionné des tomates. Il en a fait son métier en se reconvertissant comme producteurs de légumes et de plants à Muel (35) en mars 2019, baptisant son entreprise « De la graine à la plante ». Tomates, carottes, salades, radis, pommes de terre… sont commercialisés par le maraîcher installé sur 4 000 m2, avec 700 m2 de serre.

Cet ex-professeur de sciences de la vie et de la terre a expliqué son nouveau métier lors du Tro Breizh organisé par les Chambres d’agriculture du 13 au 24 mai, à l’occasion de la semaine de l’agriculture. L’innovation individuelle et collective de l’agriculture bretonne y a été mise en avant.

Sous lumière artificielle au départ

Chez Sandy Garnier, la particularité est la germination d’un maximum de graines sur site plutôt que l’achat des plants chez des grossistes. « J’ai une armoire de germination où les graines se transforment en petits plants en 2 semaines environ. Ils sont ensuite repiqués dans des godets et ‘élevés’  sur table sous lumière artificielle, pendant une semaine environ. Ensuite, il faut les habituer progressivement à la lumière du jour. »

Des plants tôt en saison

« Cette technique me permet d’avoir un taux de germination très important et de pouvoir proposer des plants de tomates, d’aubergines, de poivrons, de concombres, de melons… tôt en saison, pour des cultures sous serre notamment. »  L’activité « plants » a d’ailleurs pris de l’ampleur représentant 1/3 du chiffre d’affaires. Face à cette activité croissante, le maraîcher prévoit une embauche pour la saison prochaine.

Fraîcheur et goût
Sandy Garnier vend principalement ses légumes et plants à la ferme (mercredi et samedi, de 10 h à 12 h). Ses autres créneaux de vente sont une grande surface locale, deux restaurateurs, le traiteur et l’école de sa commune. « Je privilégie les circuits locaux. Les légumes sont cueillis la veille ou le matin des jours d’ouverture, je n’ai pas de frigo et ne pratique pas l’achat/revente », déclare-t-il, fier de ses produits frais avec du goût. Non estampillés bio, ses végétaux sont toutefois cultivés sans aucun intrant chimique. « J’utilise le fumier de mes chevaux ou encore du purin d’ortie ou de consoude que je fabrique. »
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