Cultures

Souffre-t-elle d’un manque de soufre ?

En général, dans une prairie mixte composée de trèfle blanc et de graminées, la légumineuse est plus pauvre en soufre que les graminées, et ce, d’autant plus que la disponibilité du soufre est faible. En cas de carence, la proportion de légumineuses peut donc assez fortement diminuer.
Les situations de carence restent assez rares, et des apports systématiques de soufre sont donc à déconseiller. Des carences peuvent toutefois se manifester pour des prairies de fauche conduites de façon intensive avec des apports de fertilisation azotée importante, sur des sols légers et pauvres en matière organique.
En situations à risque, l’apport de 40 à 60 kg de SO3/ha au moment du premier apport d’azote peut suffire pour corriger les carences en soufre de l’année. Cependant, les références acquises sur prairies montrent des réponses au soufre très variables en fonction des conditions de l’année. Il convient de privilégier, dès que c’est possible, les épandages d’engrais de ferme, ces derniers contribuant largement à la fourniture de soufre assimilable par la prairie.
Dans le sol, les quantités de soufre sont importantes mais majoritairement sous forme non assimilable par les plantes qui ne valorisent que la forme sulfate SO42-. Cette forme, très mobile, est peu présente dans les sols et liée aux processus de minéralisation et de lessivage.

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2 commentaires

    1. Bonjour,

      Par engrais de ferme, les ingénieurs des services techniques (Arvalis en l’occurrence dans cet article) englobent les fumiers et lisiers qui contiennent de 0,10 à 0,15% SO3 / produit brut selon les origines.

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