Economie, marchés et gestionFinistère

Des étudiants acteurs de la communication

Quatre étudiants du lycée de Bréhoulou, à Quimper (29), ont réalisé des vidéos pour alerter face aux risques des conflits générationnels à l’installation et montrer comment on peut les éviter ou les limiter.

Dans le cadre de leur projet d’initiative et de communication (PIC), quatre étudiants(1) de 2e année de BTS Acse ont mené l’hiver dernier une action originale. Leur objectif : sensibiliser les futurs agriculteurs et les agriculteurs actifs sur les risques de conflits générationnels. « Car à 16-18 ans, on a tous des rêves quant à notre installation sur l’exploitation familiale, des objectifs qui ne sont pas toujours au goût de nos parents… », illustre Thomas Vergoz, un de ces 4 étudiants. Marie-Andrée Chapalain, responsable du module de communication au lycée de Bréhoulou, précise : « C’était aussi l’occasion d’illustrer cette notion de relations humaines abordée de manière transversale dans différentes matières (gestion, droit…). » Leur souhait était d’illustrer l’importance de la communication et les outils qui existent pour résoudre ces conflits, lors d’une soirée débat.

Du conflit à l’apaisement

Ils ont relevé différents sujets de discorde : conflits de générations entre père et fils, conflit au sein d’un couple, attitude de ‘patron-ouvrier’ et changement de posture impossible lors de l’association (ex. à l’installation du fils après le départ en retraite du père), des associés qui ont des objectifs, des façons de travailler différentes… Après réflexion, ils en ont sélectionné deux qui ont abouti chacun sur deux scénarios : une situation père – fils, avec des besoins et attentes différents, notamment vis-à-vis des congés ; une situation avec deux associés en conflit au sujet de l’accès aux documents d’exploitation. Chaque sujet a été traité sous deux angles : une relation conflictuelle qui s’envenime et une autre, plus apaisée, où les deux protagonistes cherchent à résoudre le conflit.

Jeu de rôle

Restait à trouver le moyen pour illustrer ces deux situations. « Le direct aurait permis d’avoir des émotions spontanées que l’on aurait pu partager avec le public lors de la soirée débat. Mais cela ne nous permettait aucune erreur possible sur scène… », explique Thomas Vergoz. Et pas de réutilisation possible de leurs créations… « Aussi, nous avons opté pour la vidéo, ce qui nous a permis de refilmer des scènes, en cas d’oubli de texte et fou rire ». Si le sujet est grave, se mettre en scène n’est pas si simple et requiert du savoir-faire qui n’est pas du ressort de leur quotidien… Et, en passant par l’image, ils ont pu améliorer leurs prises de vues en autocritiquant les scènes, et en travaillant et changeant la gestuelle et leur attitude pour jouer au mieux leur rôle. « Mais avant cela, il y a eu un gros travail d’écriture, avec le choix des séquences qui se veulent représentatives de la vie des exploitations. Et pour les étudiants, c’était une bonne expérience de travail de groupe, sans conflits ! », rappelle Marie-Andrée Chapalain.

« C’était en effet un moment d’humilité et d’apprentissage important sur la compréhension de l’autre », rapporte l’étudiant, navré néanmoins d’avoir vu leur dynamisme freiné par l’arrêt des cours avec le confinement de mars 2020 et l’annulation de la soirée débat qui était prévue.

(1) Travail réalisé par Thomas Vergoz, Yann Postic, Tanguy Cabillic et Romain Vigouroux

Mots-clés

Peut vous intéresser

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
Fermer