Productions Agricoles

Bien doser les antiparasitaires

Chaque année, la visite sanitaire bovine conduit le vétérinaire et l’éleveur à explorer un thème. En 2020, la SNGTV a retenu les enjeux liés à l’utilisation des antiparasitaires.
Si le traitement « Pour On » présente cet avantage indéniable de la praticité, il conduit aussi à employer davantage de matière active que par injection ou voie orale. L’excédent se retrouve dans l’environnement. Avec des effets néfastes sur la faune, notamment coprophage. Mais les bousiers ne sont pas les seules victimes. D’autres insectes, acariens, nématodes du sol utiles à la vie de la pâture sont également détruits. Les oiseaux et chauves-souris insectivores souffrent de cette baisse de ressources alimentaires.
De plus, lors d’un traitement « Pour On », les molécules diffusent à travers la peau des animaux traités mais aussi par léchage entre animaux traités ou non, du même lot. Dans le cadre d’un traitement individuel, les voies orale ou injectable sont donc recommandées.
Enfin, il est toujours préférable de privilégier le traitement sélectif des animaux qui préserve l’efficacité des antiparasitaires en limitant l’apparition de résistances qui sont irréversibles. Les vétérinaires parlent de population refuge de parasites. D’où l’intérêt de choisir précisément les animaux à vermifuger.

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