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L’agriculture offre 13 % d’emplois en plus sur 2020

L’Ille-et-Vilaine compte sur son territoire environ 10 000 agriculteurs et plus de 14 000 salariés agricoles. Trois secteurs recrutent en priorité : l’élevage (lait et porc surtout), le maraîchage et le machinisme.

On pourrait croire que la pandémie entraîne une phase de sommeil dans le recrutement. En agriculture, ce n’est pas le cas. La bourse d’emploi gérée par l’Anefa Ille-et-Vilaine (Association pour l’emploi et la formation en agriculture) montre une augmentation globale de 13 % du nombre d’offres d’emploi, quand on compare les 3 premiers trimestres de l’année 2020 avec les 3 premiers de 2019. « L’offre en élevage laitier reste importante mais stable. En production porcine, le nombre d’offres a bondi de 20 %, mais elles baissent de 38 % en maraîchage. Cela ne signifie pas que ce secteur n’a pas embauché mais le nombre de candidatures spontanées y a été plus fort cette année », constate Valérie Heyser, déléguée départementale et conseillère Emploi Formation de l’Anefa Ille-et-Vilaine.
Sans doute boosté par l’aide du gouvernement proposée à l’issue du confinement, « le nombre de contrats d’apprentissage passe de 15 à 44 », précise-t-elle. Par ailleurs, la part de CDD baisse par rapport aux CDI. « Les offres de CDI, suspendues lors du confinement, ont repris ensuite. »

Le nombre de candidats grimpe

Point positif pour les recruteurs, le nombre de candidatures a grimpé de 119 % entre 2019 et 2020. « Cela montre que les métiers agricoles attirent. Ces personnes ne sont pas forcément formées notamment pour les métiers en élevage qui demandent des compétences techniques plus importantes. Mais nous pouvons leur envoyer des informations sur les différentes formations, notamment pour adultes, et les suivre. » Une des missions de l’Anefa est d’ailleurs de faciliter la mise en relation des demandeurs d’emploi avec les centres de formation. « Nous les renseignons sur les différentes sessions de formation proposées, nous pouvons les orienter vers des formateurs. Une mise en situation est également possible via Pôle emploi. »
Première « Semaine des métiers de l’agriculture »

Du 2 au 6 novembre, Pôle emploi et l’Anefa ont organisé, aux côtés de leurs partenaires de l’emploi et de la formation professionnelle, la première édition de la Semaine des métiers de l’agriculture qui a été un peu modifiée du fait du confinement. En Ille-et-Vilaine, des web conférences, des web ateliers et des accompagnements personnalisés se sont déroulés sur plusieurs thématiques : les secteurs qui recrutent, évolutions technologiques et environnementales en agriculture, découverte des métiers du paysage, focus sur la formation agricole.

Renforcer le suivi des candidats
En juillet 2020, l’Anefa Ille-et-Vilaine a organisé une enquête auprès des utilisateurs, candidats et employeurs, de la bourse d’emploi (www.lagriculture-recrute.org). 98 % des répondants se disent satisfaits de cet outil et n’utilisent aucun autre service pour leur recherche d’emploi ou leur recrutement (en dehors de Pôle emploi). Parmi les pistes d’amélioration toutefois, les candidats demandent un meilleur suivi. « Nous allons le renforcer », note Valérie Heyser. « Pour communiquer, nous utilisons notamment une newsletter hebdomadaire adressée à toutes les personnes inscrites, avec notamment des informations sur les formations, et une page Facebook. En lien avec Pôle emploi de Saint-Malo, nous avons réalisé une story sur Facebook montrant différents métiers chez un producteur de plants maraîchers : conducteur de ligne, repiquage des fraisiers… Les métiers de l’agriculture sont en fait méconnus. Les producteurs doivent les montrer. Cela permet d’attirer et d’être plus efficace sur le recrutement. »
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Un commentaire

  1. L’embauche de salarié qualifié est un vrai problème.
    Pour repérer des jeunes avec un profil intéressant et passionnés ne pas négliger de prendre des stagiaires.
    Il est parfois difficile pour les jeunes non issus du monde agricole de trouver un lieu de stage alors qu’ils sont très motivés. Ce sont des jeunes qui ont plus de probabilité de rester dans l’entreprise post examen par rapport à un enfant d’agriculteur qui restera chez lui.

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