Pour le secteur agricole, que contient le plan de relance ?

6207.hr - Illustration Pour le secteur agricole, que contient le plan de relance ?
Pour ce qui touche à la production agricole, plus de 50 % de l’enveloppe financière sont dédiés à l’adaptation au changement climatique de la filière et de ses acteurs.
Les mesures destinées à soutenir la filière agricole sont comprises dans le volet intitulé « Transition agricole, alimentation et forêt » du plan de relance.

Depuis la rentrée de septembre, le Gouvernement déploie son programme de relance, le plan « France relance ». C’est un programme qui a vocation à amortir les conséquences économiques de la pandémie de la Covid-19. Concrètement, c’est 100 milliards d’euros que le Gouvernement s’apprête à injecter dans l’économie française dans les mois qui viennent. Le plan, qui souligne l’urgence environnementale, affiche une vocation écologique très forte avec des mesures destinées à verdir l’économie et à décarboner l’ensemble des secteurs de production.

Souveraineté alimentaire et bien-être animal

En faveur du secteur agricole, le montant de l’enveloppe du plan de relance est de 1,2 milliard d’euros. Ce montant s’additionne aux budgets de la Pac et à celui de la loi de Finances qui n’est pas encore connu à ce jour. Lors d’une conférence de presse à la rentrée de septembre, le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation a dessiné plus précisément les contours du plan et les priorités qui orientent la ventilation de ces aides.
Ainsi, 100 millions d’euros ont vocation à consolider la souveraineté alimentaire de l’Hexagone et ce, notamment vis-à-vis des protéines végétales, dont le soja fait partie. L’objectif de cette aide est avant tout de permettre au pays de réduire sa dépendance vis-à-vis de ses importations. Pour répondre aux attentes croissantes des Français, préoccupés par la question du bien-être animal, 250 millions d’euros du plan sont destinés à moderniser les abattoirs, les bâtiments d’élevage et l’accueil des animaux abandonnés en fin de vie.

Accélérer la transition agro-écologique

Pour ce qui touche à la production agricole, plus de 50 % de l’enveloppe financière sont dédiés à l’adaptation au changement climatique de la filière et de ses acteurs. Au total, 346 millions d’euros sont destinés à l’agro-écologie. De manière plus concrète, on peut mentionner le déploiement d’un crédit d’impôt HVE (Haute qualité environnementale) de 76 millions d’euros ainsi que d’une prime pour le renouvellement et le développement des agroéquipements. Ces nouveaux appareils seront, entre autres, destinés à mieux armer les agriculteurs pour affronter les aléas climatiques (tempêtes, sécheresses…) liés à l’accélération du dérèglement climatique.
Et, le volet « Transition agricole, alimentation et forêt » comprend un plan de reboisement qui affiche l’objectif de plantation de 50 millions d’arbres ainsi qu’une aide aux investissements de protection face aux aléas climatiques.

Soutien aux haies bocagères

Afin de tendre vers la neutralité carbone d’ici 2050, 10 millions d’euros seront fléchés pour la réalisation de bilans carbone à l’occasion de l’installation. Il est intéressant de noter l’intention que le gouvernement a d’investir pour la préservation et la reconquête des haies. Ainsi, le programme « plantons des haies » prévoit de soutenir les exploitants agricoles qui cherchent à lutter contre l’érosion de la biodiversité en reconstituant notamment les haies bocagères.

Stéphane Le Biavant / Cogedis


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