Cultures

Date de semis des céréales : Respecter le calendrier

Un semis trop précoce est extrêmement risqué, car la céréale est exposée à des accidents comme la JNO, le piétin échaudage. La dernière campagne où de nombreux semis ont été retardés peut inciter à semer tôt, mais il vaut mieux rester dans le calendrier optimal de semis.

Compte tenu des pluies incessantes intervenues du 22 septembre 2019 au 12 mars 2020, la campagne 2019-2020 a été marquée par des difficultés d’implantation majeures, ce qui a conduit à décaler les semis jusqu’en janvier parfois dans des conditions très défavorables.
Cela peut induire la volonté de démarrer les semis très précocement au cours de l’automne prochain.
Il est utile de rappeler que des accidents fréquemment observés en Bretagne (JNO, piétin échaudage, piétin verse…) sont favorisés par les semis précoces. Par ailleurs, la pression de graminées augmente fortement en Bretagne, et de nombreuses situations de ray-grass résistants sont observées, en particulier dans ces situations de semis précoces.

En Bretagne, la période de semis idéale pour l’implantation d’une céréale se situe sur une large plage d’environ 3 semaines entre le 20 - 25 octobre et le 10 novembre. Anticiper cette période ne peut conduire qu’à des déboires.

Décaler la date face aux graminées

Certaines adventices germent préférentiellement à l’automne, et notamment au mois d’octobre (vulpin, brome, ray-grass par exemple). En décalant la date de semis du blé tendre à une période moins favorable à la levée des adventices (1re décade de novembre par exemple), la quantité de levées dans la culture sera donc moindre que pour un semis du 20 octobre.

Le décalage de la date de semis est très adapté aux adventices automnales et plus particulièrement aux graminées (brome, vulpin, ray- grass). Ce levier sera très peu efficace sur les espèces à germination automnale tardive (véronique à feuilles de lierre par exemple) ou à germination indifférenciée (matricaire, pâturin annuel…).
Ces pratiques sont efficaces et sont donc à mettre en œuvre sur les parcelles très infestées (échec de désherbage et/ou problèmes de résistance) afin d’appliquer les solutions herbicides dans les meilleures conditions, c’est-à-dire sur des populations réduites.

Jérôme Bernard – Jérôme Gorichon/Arvalis-Institut du végétal

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