Élevage

Une stabulation transformée en poulailler

Sébastien Mahé a investi 22 € par poule pour transformer sa stabulation en poulailler pour élever 21 000 pondeuses plein air.

En 2001, Sébastien Mahé s’est installé en production laitière et volaille de chair en Gaec avec ses parents sur la commune de Plounévez-Quintin (22). « Il y a 3 ans, mon épouse a quitté son emploi de comptable pour s’installer en construisant un poulailler de 30 000 pondeuses plein air avec la coopérative Le Gouessant. » Lors du départ en retraite de ses parents en décembre 2018, Sébastien Mahé s’est posé la question de poursuivre ou non la production laitière. « Les emprunts pour la stabulation qui datait de 2002 étaient terminés, la salle de traite était amortie, j’hésitais à investir dans un robot de traite mais en toile de fond je voyais les astreintes liées à la production laitière comme l’alimentation, le paillage, le suivi de troupeau… En parallèle, j’ai découvert au travers de mon épouse le métier d’éleveur de pondeuses, le travail que cela nécessite et le revenu que cet atelier génère. En pondeuses, les vides sanitaires permettent de couper, de pouvoir programmer des vacances, en cours de lot on gagne au niveau de la vie familiale et sociale. J’ai donc pris la décision d’arrêter le lait et de me lancer aussi dans l’élevage de pondeuses. »

5420.hr
Les brasseurs d’air servent à ventiler le grand volume de la salle d’élevage lors des coups de chaleur.

Une idée un peu folle

Sébastien Mahé a eu l’idée un peu folle de transformer la stabulation des laitières en bâtiment d’élevage pour pondeuses. « Mon projet sort des standards, le bâtiment est très volumineux. Il fallait trouver comment isoler et quelles étaient les solutions pour le relevage du matériel. L’entreprise de construction Le Couillard et Agromat pour le matériel d’élevage m’ont accompagné dans mon projet. », explique l’éleveur. La dernière traite a eu lieu le 14 septembre 2019 et les travaux pour transformer la stabulation en poulailler se sont achevés le 12 février 2020. Le bloc de traite, les dalles et les murs en béton ont été cassés. Une dalle a été coulée dans l’ancienne aire paillée. La salle de traite est devenue le centre de conditionnement, le stockage des œufs et emballages a pris place dans l’ancienne nurserie, la laiterie est maintenant un sas sanitaire et un bureau. « Nous avons allongé et élargi le bâtiment sur une partie pour créer un jardin d’hiver avec l’accès au parcours d’un côté. Nous avons posé un isolant noir sous toiture qui a pour effet de limiter les reflets dans le bâtiment ce qui calme les poules et limite le phénomène de piquage », décrit Bertrand Bouder, commercial chez
Le Couillard.

Le même matériel dans les 2 poulaillers
Des brasseurs d’air sont positionnés dans la salle d’élevage pour pouvoir gérer l’ambiance l’été. Sébastien Mahé a opté pour le même matériel que dans le poulailler de son épouse ce qui va faciliter les choses pour le salarié qui travaille à mi-temps sur l’élevage. Les pondoirs Big Dutchman ont été achetés d’occasion et réadaptés pour ce nouveau bâtiment. « Nous avons 2 lignes de pondoirs sur la longueur dont une sur 2 étages. Ces pondoirs à toit plat permettent de gagner de la surface utile pour les poules et de faciliter les déplacements sur toute la largeur du poulailler », précise Nicolas Quéro, commercial Agromat. L’ancienne stabulation accueille 21 000 pondeuses depuis la fin du mois de février. Sébastien Mahé a investi 22 €/poule pour transformer son bâtiment et s’équiper en matériel spécifique pour élever des poules. « Dans ce montant je ne compte pas la coque du bâtiment qui était amorti, ni le foncier nécessaire pour réaliser le parcours extérieur. J’ai aussi effectué beaucoup de travaux moi-même et une partie du matériel est d’occasion. »
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