Une interface pour 8 cultures

 - Illustration Une interface pour 8 cultures
L’interface va translater si besoin l’outil attelé. La ferme cultive différents légumes et du maïs en bio.

« Les fenêtres météo sont courtes, c’est difficile d’avoir une bineuse en copropriété ou de faire appel à une Cuma pour biner », estime Georges Guézénoc, agriculteur de Kerlouan. Depuis la conversion en agriculture biologique de la ferme en 2008, le légumier n’a eu de cesse de chercher des solutions pour désherber mécaniquement ses cultures. Après des outils guidés par un opérateur à l’arrière, des bineuses avant, un bon compromis semble être trouvé avec une interface Garford qui guide 6 bineuses différentes.

Au doigt et à l’œil

Les programmes de désherbage mécanique sont variés, avec des cultures d’endive, d’échalote, de brocoli, d’oignon rosé, de petit pois, de haricot, d’épinard et de maïs… et presque autant d’interrangs d’écartement différents. « Il me faut quelques minutes pour atteler l’interface à la bineuse adaptée », explique Georges Guézénoc. Les programmes déjà entrés dans le boîtier dans la cabine du tracteur suffisent ensuite pour s’adapter aux cultures. La caméra de l’interface est positionnée sur le mât monté sur chaque bineuse avant de se lancer dans le travail. « La caméra repère 2 rangs de la culture : s’il y a des manques, comme des plants de maïs détruits par des choucas, elle ne se perd pas. La caméra trouve toujours les nuances de couleurs, même si les cultures sont sales ». Un paramétrage de la couleur détectée est possible, allant du rouge au vert en passant par le bleu, pour pouvoir reconnaître le panel de couleurs des feuilles de cultures variées.


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