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Semer les couverts au plus tôt

Le Maxi Couv’ fait partie des solutions de semis précoce des couverts. Un équipement avec trémie centrale devrait être acquis par la Cuma Innov’35. Le drone va aussi être testé en Bretagne.

Le semis des couverts le plus tôt possible après récolte des céréales, voire avant, est un enjeu pour disposer de végétaux développés qui vont jouer un vrai rôle dans le captage des nitrates, la gestion des adventices, la lutte contre l’érosion ou la structuration du sol. « En août, une semaine de ‘retard’ d’implantation équivaut à environ 1 t MS/ha en moins et 20 à 30 unités N non captés », chiffre Jérémy Guil, de la Chambre d’agriculture de Bretagne. Autre intérêt : ces semis précoces permettent de réduire le pic de travail estival.

Semis à la moisson testé à Kerguéhennec

« La Chambre d’agriculture développe 3 leviers sur ce thème. Des chantiers collectifs sont mis en place juste après pressage de la paille sur les baies ‘algues vertes’ en lien avec des Cuma ou des ETA. À la station de Kerguéhennec, une barre de semis placée sous la barre de coupe de la moissonneuse-batteuse est testée. La graine peut alors être enterrée. Ce qui n’est pas le cas pour le Maxi Couv’ avec un semis avant récolte. » C’est la raison pour laquelle cette technique s’applique à des petites graines type phacélie ou à des crucifères (colza fourrager, moutarde, radis).

Le Maxi Couv’ permet aux graines de bénéficier de l’humidité résiduelle avant récolte, « mais les couverts implantés de cette manière sont moins homogènes et difficilement valorisables pour des animaux par exemple. Par ailleurs, les parcelles ne doivent pas présenter trop de salissement », note David Bouvier, conseiller Chambre d’agriculture. En 3 campagnes, cet outil a permis de semer 500 ha en Bretagne.
La semaine dernière, il était en démonstration sur des exploitations d’Ille-et-Vilaine (action en lien avec des syndicats de bassin versant) dont celle de Pierre Berthelot.

Possible entre deux céréales

« Je l’avais déjà testé l’an passé, pour de la phacélie entre blé et féverole. J’ai obtenu un beau couvert de 60 cm de haut », souligne l’agriculteur de Pacé. « Le couvert avait été semé le 11 juillet avec une moisson au 14 et 15 juillet. Cette année, je vais tester un mélange phacélie – radis (5 kg de chaque/ha) entre deux céréales. Et j’implanterai peut-être de la féverole en août dans ce type de couvert pour une interculture plus longue. » Un projet d’achat de ce type de matériel est en cours avec la Cuma Innov’35 mais avec une seule trémie au milieu pour un semis toujours sur 24 m au moins.

Le semis par drone, autre option
La Chambre d’agriculture de Bretagne va aussi tester les semis précoces de couverts sur maïs via le drone. Une technique utilisée dans le Sud-Ouest sur du maïs irrigué. Les conditions d’échec et de réussite en Bretagne vont être observées sur une vingtaine de parcelles non irriguées (ensilage ou grain), situées de Fougères à Guingamp. Six démonstrations auront lieu sur la semaine du 7 septembre. Cette solution supplémentaire coûte pour le moment 55 €/ha, alors que le Maxi Couv’ revient à 9 – 10 €/ha.
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