CulturesIlle-et-VilaineTop

Début des diversifications avec l’orge brassicole

Poussant sur 2,20 ha, l’orge brassicole a été semé fin mars et devrait être récolté vers le 10 août. Une première pour Bertrand Le Labourier qui vise la diversification de ses cultures.

Bertrand Le Labourier, éleveur à Buléon (56), réfléchit à la mise en place de cultures pour l’alimentation humaine sur son exploitation. Il va pour cela intégrer un nouveau groupe AEP (Agriculture écologiquement performante) financé sur 3 ans par le Conseil régional de Bretagne. Le collectif, animé par Maude Retailleau, du Civam Agriculture durable du Morbihan, est en cours de formation et compte actuellement 8 polyculteurs – éleveurs (en bio ou non). « D’autres producteurs peuvent encore rejoindre le groupe », précise l’animatrice technique épaulée par un stagiaire sur cette thématique.

« Nous allons travailler sur la possibilité de mise en place de plusieurs cultures pour l’alimentation humaine (sarrasin, quinoa, pois chiche, lentille, pois cassé…) avec des itinéraires économes en intrants. Leur valorisation et débouchés vont aussi être étudiés. Les besoins en matériel de culture, de stockage, de tri vont être appréhendés, en lien avec la FDCuma 56. »

Un orge plus riche en amidon

Le producteur a mis en place cette 1re culture d’orge brassicole en lien avec Eureden pour la fourniture de semences et la commercialisation. C’est une culture d’orge de printemps : plus riche en amidon. « Il faut une terre avec un pH d’au moins 6 », a-t-il expliqué lors d’une rencontre « bout de champ » le 21 juillet. Sur la parcelle, le précédent était du RGH – trèfle violet. Deux passages de canadien, vers le 10 mars et 8 jours après, ont été réalisés, suivis d’une herse rotative pour bien « émietter » le sol et d’un apport de lisier de porc à hauteur de 70 u N/ha.

Du matériel en Cuma

Un labour a ensuite été réalisé sur la dernière semaine de mars avec un semis fin mars (variété Sunshine à 160 kg/ha).
Le désherbage a été réalisé avec un seul passage de herse étrille le 23 avril. Un matériel détenu en Cuma, tout comme la « petite » moissonneuse qui assurera la récolte vers le 10 août (objectif de 30 q/ha). Datant de 1993, la moissonneuse fonctionne encore bien et permet au groupe d’agriculteurs de gérer plus facilement la récolte de certaines cultures.
Bertrand Le Labourier souligne que pour l’orge brassicole, « il faut être vigilant par rapport aux protéines. Elles ne sont pas recherchées par les brasseurs. » Pour ne pas être déclassé, l’orge doit avoir un taux maximal de protéines de 11,5 %. L’an passé, cette catégorie « brassicole » était rémunérée de l’ordre de 400 – 420 €/t.

Des vaches laitières aux poules pondeuses bio
Bertrand Le Labourier a entamé sa conversion bio en 2017 et est à 100 % dans ce mode de production depuis mai 2020. Ancien éleveur laitier, il élève des poules pondeuses en bio depuis mars 2019. La SAU d’une quarantaine d’hectares comprend, en plus de l’orge brassicole, 7 ha de parcours pour les poules, 11,5 ha de maïs grain et une vingtaine d’hectares d’herbe. Des génisses sont en pension sur l’exploitation. Une activité qui va prochainement se terminer. « Ces surfaces en herbe vont devenir des cultures », projette l’agriculteur.
Mots-clés

Peut vous intéresser

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
Fermer