Élevage

Le sexage dans l’œuf dès début 2021 en canards

Une innovation 100 % française basée sur la détermination, très tôt, du sexe dans l’œuf à l’état embryonnaire, va permettre d’épargner des millions de canetons femelles par an.

En Janvier 2020, le ministre de l’Agriculture affirmait sa volonté de mettre fin au broyage des poussins mâles dans la filière des poules pondeuses à fin 2021. Il n’avait pas fixé d’échéance précise pour la filière canard, et pour cause, aucune technologie ne le permettait alors. L’entreprise choletaise Grimaud Frères qui compte parmi les leaders mondiaux de la sélection génétique des canards d’élevage a relevé le défi et mis au point le procédé Lunix. En France, dans les filières d’élevage de canards (espèces mulard et barbarie), seuls les mâles mulards et 50 % des femelles en Barbarie sont élevés. De ce fait, il est nécessaire de sélectionner les futurs canetons mâles avant éclosion, évitant ainsi l’élimination des femelles à leur naissance. L’avantage de la solution de sexage Lunix est qu’elle est non intrusive : elle permet de détecter le sexe des futurs canetons encore au stade d’embryon sans avoir à percer l’œuf. Une technique qui apporte toutes les garanties sanitaires.

5 années de recherche et développement

Le procédé permet de sexer les canetons mulards au 9ème jour, la sensibilité de l’embryon étant réputée active à partir du 15ème jour en espèces palmipèdes. Une technique de spectrométrie associée à un dispositif d’intelligence artificielle et d’apprentissage automatique permet de reconnaitre via une caméra le sexe du caneton dans l’œuf à partir de scenarios programmés sous forme d’algorithmes qui analysent la couleur des yeux de l’embryon : claire pour les femelles, foncée pour les mâles. « Après 5 années de recherche et développement sur le sujet, nous sommes satisfaits de pouvoir proposer à nos clients une innovation renforçant notre engagement pour le bien-être animal » déclare Yann Le Pottier, directeur général de Grimaud Frères. Les éleveurs de canards mulard et barbarie (95 % de la production française) pourront bénéficier de cette technique disponible début 2021.

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