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Des symptômes de carence à valider

Le maïs en direct

Comme tous les ans, à une période où le maïs ‘pâtine’ un peu, des changements de couleur ou des maïs peu poussants incriminent des carences.

Depuis quelques semaines, beaucoup de symptômes sont attribués à des carences. « Il est important de bien identifier les symptômes et valider s’il s’agit d’une carence vraie, d’une carence induite ou d’autres causes d’origine climatique », avertit Michel Moquet, d’Arvalis-institut du végétal.

Retour fréquent de cultures fourragères

La potasse est la principale carence à surveiller. On peut observer un jaunissement puis une nécrose des vieilles feuilles, de la pointe puis des bords du limbe, avec des plantes de taille irrégulières, par foyer. « C’est une carence difficile à corriger en culture car les besoins du maïs en potasse sont précoces, l’essentiel est absorbé entre 8-10 feuilles et la floraison », note-t-il. En cas d’apport correctif, la plante n’arrivera probablement pas à en assimiler suffisamment. Ces carences en potasse sur maïs sont généralement diagnostiquées dans les parcelles avec un retour fréquent de cultures fourragères : maïs fourrage et prairies dont une part importante est parfois exploitée en fauche. Les parcelles en successions maïs-maïs, avec interculture de ray-grass exploité en dérobée, sont également particulièrement concernées. « Bien que situées sur des exploitations d’élevage, ces parcelles avec des niveaux de rendement moyens à élevés, reçoivent parfois des quantités relativement faibles de produits organiques au prorata de ce qui est exporté de la parcelle », la potasse étant stockée essentiellement dans les feuilles. Dans ces situations, une analyse de terre révèle un appauvrissement de la teneur du sol en potasse et confirme le diagnostic. Les apports devront donc être renforcés les années suivantes.

Pseudo-carence en phosphore

Le rougissement des feuilles peut être attribué à une carence induite ou pseudo-carence en phosphore : ce symptôme est le résultat d’une difficulté, pour les plantes, à assimiler le phosphore. Elle peut être provoquée par la compaction du sol ou la conséquence de température basses empêchant le développement racinaire et foliaire du maïs. Lorsque les températures sont en cause, le développement et la croissance du maïs reprennent leurs cours dès la remontée des températures.

Rares carences en oligo-éléments

En ce qui concerne les oligo-éléments : les carences sont rares dans les parcelles recevant régulièrement des fumiers ou lisiers. Un manque de cuivre est extrêmement rare. Les carences en zinc et manganèse peuvent exister ponctuellement, mais peu fréquentes ou présentent des symptômes passagers. Les corrections sont rarement nécessaires. « Si un apport d’oligo-éléments est prévu en pulvérisation : veiller à ne pas mélanger le cuivre et le zinc. Il y a des effets antagonistes, qui peuvent avoir un effet négatif sur la production ». Le magnésium, quant à lui, est rarement déficitaire et ne concerne que des sols acides aux pH non entretenus.

La sésamie s’invite en Bretagne
Conséquence d’une succession d’hivers doux, les premiers dégâts de sésamie, cantonnée jusqu’à présent dans le Sud Loire, ont été observés dans le Sud Ille-Et-Vilaine. Ce papillon pond ses œufs à l’aisselle des premières feuilles de maïs. Après éclosion, la larve perfore la base des tiges de maïs et s’y développe provoquant la disparition de plantes, par foyer. La seconde génération de larves provoque la casse de tiges et des dégâts sur épis. Voici donc l’arrivée d’un nouveau ravageur sur le territoire qui risque de progresser dans la région.

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