La fraîcheur des primeurs au rendez-vous

 - Illustration La fraîcheur des primeurs au rendez-vous
Les cultures ont comblé leur retard grâce aux températures chaudes d’avril. Les récoltes de pomme de terre primeur démarrent. © Julien Mota, CNIPT
La campagne de récolte de la pomme de terre primeur démarre. Si les plantations ont été contrariées par la pluie, les bonnes conditions de culture ont rattrapé le retard chez les producteurs bretons.

Les premières pommes de terre primeur bretonnes arrivent sur le marché. Avec 15 000 tonnes produites en région Bretagne de début mai au 15 août, le légume frais démarre doucement sa saison de récolte ; une centaine de tonnes ont pour l’instant été arrachées. Cette année, ces récoltes risquent d’être étalées du fait de plantations échelonnées, freinées par la pluie. « Nous avons arrêté les plantations en janvier pour les reprendre en début de mars. Il fallait être patient pour retrouver des conditions favorables. Comme beaucoup de cultures, l’implantation et la préparation des sols pèsent pour 50 % de la réussite des pommes de terre primeur », rappelle André Minguy, producteur à Ploumoguer et président de la commission primeurs du CNIPT (Comité national interprofessionnel de la pomme de terre).

Côté conditions de culture, les primeurs ont bénéficié de températures clémentes, les sols frais se sont réchauffés. « Les plantes ont en grande partie comblé leur retard », a observé le producteur.

Des volumes stables

En comparaison des années précédentes, les surfaces emblavées en Bretagne « restent sables », se réjouit André Minguy qui prévoit sans doute des cartes rebattues pour l’année à venir avec la fin programmée d’inhibiteurs de germination comme le CIPC. « Il pourrait y avoir des ruptures éventuelles à partir de la fin avril 2021 de pomme de terre de consommation classique. Cette campagne écourtée pour certains conditionneurs laissera une place plus importante à la pomme de terre primeur ». Le retrait des CIPC sera actif au 8 août 2020, sur l’ensemble de l’Europe.

Rassurer le consommateur

La période de confinement a modifié le comportement des consommateurs. Le début de campagne de commercialisation a été quelque peu laborieux pour la Primaline, cultivée sous serre. Mais André Minguy se veut rassurant, avec, au moment de Pâques, « une bonne mise en avant dans la distribution, encore plus dans les bassins de production ». Le producteur insiste aussi sur les conditions sanitaires respectées « de la récolte aux stations de conditionnement, de quoi rassurer le consommateur ».


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