Élevage

Porc : Le coronavirus, une piqûre de rappel

Différents coronavirus touchent l’espèce porcine et de nombreux autres mammifères et oiseaux. Ils atteignent les systèmes respiratoires et digestifs.

Le virus de la diarrhée épidémique porcine (DEP), un alphacoronavirus, a réémergé en 2013 au niveau mondial, provoquant la mort de plusieurs millions de porcelets, notamment aux États-Unis. Plus de la moitié des élevages de truies ont été touchés ce qui a obligé la filière à s’interroger sur les vulnérabilités des transferts d’animaux et sur les chaînes d’approvisionnement d’aliment. Une souche de DEP, moins virulente, s’est propagée dans le monde entier, assez rapidement, affectant de nombreux pays producteurs de porcs en un an, y compris en France.
Le Covid-19, un bétacoronavirus, provenant d’animaux sauvages a été détecté chez l’homme et s’est propagé dans le monde. Sa transmission peut être mise en parallèle avec certains des coronavirus porcins connus, ainsi que les virus de la grippe.

Saisonniers ?

Comme les grippes, les coronavirus porcins, tels que le DEP et le GET (virus de la gastro-entérite transmissible), sont considérés comme saisonniers avec la plus forte incidence en automne et en hiver, bien qu’ils puissent rester endémiques dans les populations tout au long de l’année. En général, les virus grippaux et les coronavirus sont sensibles aux températures élevées et ne se transmettent pas aussi bien pendant l’été. L’élimination des coronavirus chez les porcs nécessite des mesures strictes de biosécurité et de la vigilance sur les mouvements d’animaux. Plus difficile à faire chez les humains. La filière porcine a su prendre des mesures pour se protéger de l’introduction de maladies telles que la peste porcine africaine. Des leçons importantes seront apprises avec le Covid-19. Une piqûre de rappel pour les éleveurs afin de contrôler la propagation des maladies dans les élevages.

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