Ensiler l’herbe au bon stade

 - Illustration Ensiler l’herbe au bon stade

Lorsque l’ensilage est réussi, l’animal doit retrouver la valeur et le goût de l’herbe sur pied. 1 kg de matière sèche doit permettre une production laitière de 1,5 à 2 litres de lait. Privilégier une fauche précoce : l’herbe de printemps est riche en énergie et en azote, avec une teneur en cellulose faible donnant une digestibilité élevée au fourrage. Le RGI/RGH à ensiler doit se récolter entre un stade jeune épi 15 cm dans la tige jusqu’à un stade maximum début épiaison. La luzerne comme le trèfle violet doivent être ensilés au stade début bourgeonnement, car au-delà, la plante perd en sucre et sa conservation sera plus difficile.

Faucher haut à 7cm du sol, pour éviter la contamination par des spores butyriques et aider au séchage de l’andain qui ne sera, de fait, pas en contact du sol. Préférer faucher l’après-midi plutôt que le matin, pour maximiser la teneur en sucres. C’est la teneur en sucres du fourrage qui permet une acidification rapide, qui empêche les fermentations butyriques au profit des fermentations lactiques.

Le préfanage est nécessaire pour accélérer l’accroissement du taux de matière sèche de 25 % à 30 % MS (à 25 % le jus s’écoule en tordant à la main une poignée d’herbe et à 30 %, en tordant une poignée, les doigts s’humidifient de quelques gouttes). C’est d’autant plus nécessaire que le fourrage est jeune, digestible, riche en protéines. Avec des taux de MS plus faible, l’incorporation d’un conservateur à la dose homologuée est indispensable.


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