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Le Coco de Paimpol prêt à l’emploi séduit son monde

Il se dit qu’écosser le Coco de Paimpol fait partie de l’acte de le cuisiner. Mais aujourd’hui, certains consommateurs et restaurateurs veulent gagner toujours plus de temps. Prince de Bretagne s’est adapté en packageant des haricots frais déjà écossés.

Pour lever l’un des principaux freins à la consommation des haricots Coco de Paimpol, les producteurs de Prince de Bretagne ont développé une machine pour écosser les gousses. « Le projet a débuté il y a près de trois ans. Nous avons convaincu les producteurs qu’il fallait trouver une solution plus moderne pour permettre aux consommateurs de continuer à manger nos cocos », explique Hervé Guézou, président de la section haricot de Prince de Bretagne.

Barquette de 220 g au rayon frais et sachet d’1 kg en surgelé

Ainsi, le nouveau conditionnement en barquette des grains de haricots frais supprime l’étape de l’écossage pour le consommateur et permet de passer directement à la cuisson (à l’eau pendant 30 à 40 minutes). « La barquette 220 g correspond à un dosage pour 2 à 3 personnes. Ecossé et emballé, le produit ne subit aucun traitement de conservation. »
Le surgelé, mode de conservation reconnu du Coco de Paimpol en grains, est également développé. Pour l’instant, en sachet de 1 kg à destination exclusive des restaurateurs. Mais l’an prochain, un sachet de 450 g sera proposé en GMS pour le consommateur.

Un produit AOP qui sait s’adapter

Grâce à ces nouveaux conditionnements, lors de la 40e édition des Trophées de l’innovation organisée par LSA (magazine hebdomadaire spécialisé),  Prince de Bretagne a remporté, début décembre, un prix de l’innovation dans la catégorie « grande consommation fruits et légumes » pour ces haricots blancs prêts à l’emploi. « Une belle récompense pour le premier produit préparé lancé par notre marque bretonne positionnée avant tout sur le frais », apprécie Hervé Guézou.

Le jury a ainsi apprécié l’effort d’évolution d’un produit AOP traditionnel vers une solution de qualité apportant un réel service au consommateur. « Mais aussi le gain de temps en cuisine car le coco écossé, prêt à cuisiner, ne nécessite pas de temps de trempage. Le jury a souligné également l’intérêt de cette réponse à la demande croissante en légumineuses, l’offre multicanal frais et surgelé. Sans oublier le travail réalisé par les producteurs pour développer la consommation de légumes frais. »
Ce prix encourage d’ailleurs Prince de Bretagne à persévérer dans son travail de recherche et développement, a confié le président Guézou. « Soucieux de répondre aux attentes sociétales et environnementales, le packaging va par exemple être retravaillé pour faciliter le recyclage. La barquette plastique operculée dans son fourreau en carton sera transformée en barquette carton. »

Continuer à écosser

Pour autant, à côté de ces formules innovantes, « les filets de 10 kg, 5 kg et 1 kg restent les principales références du marché pour tous ceux qui prennent encore le temps et le plaisir d’écosser le Coco de Paimpol », termine le responsable.

Précurseur en légumes frais
Le Coco de Paimpol a été le premier légume frais à obtenir une appellation d’origine, au niveau national, en 1998, avec l’AOC (Appellation d’origine contrôlée), puis au niveau européen, en 1999, avec l’AOP (Appellation d’origine protégée). Une double reconnaissance pour cette culture délimitée sur 800 ha, au nord-ouest des Côtes d’Armor, sur la zone côtière entre Paimpol et Tréguier, et conduite par 200 producteurs. Au total, 5 500 tonnes sont produites par an.
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