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Des ensileuses en copropriété

Pour bénéficier de matériel récent et pour proposer des tarifs intéressants à leurs adhérents, deux Cuma bretonnes ont acheté deux ensileuses en copropriété.
Stéphane Verger, à droite, est chauffeur à la Cuma Agribocage, ici avec Hervé Lesné, président de cette Cuma basée à Iffendic.

« Nous avions un gros problème de service aux adhérents pour l’ensilage des maïs, du fait de déboires avec notre matériel d’occasion. Les faibles surfaces récoltées ne nous permettaient pas d’investir dans une ensileuse neuve », se souvient Jean-Paul Prigent, trésorier de la Cuma de Ran Dour à la Chapelle-Neuve (22). Une discussion avec Jean-Marc Roussel, de la fédération des Cuma, permet de trouver une solution qui passe par un rapprochement avec la Cuma de Quessoy (22), confrontée aux mêmes problématiques.

Coût de chantier en baisse

Une machine neuve est alors achetée en commun, « la qualité du service s’est améliorée du jour au lendemain », a pu constater Jean-Paul Prigent. Cette copropriété s’est ensuite arrêtée, les calendriers de récolte étaient trop proches. Un achat groupé est alors réalisé avec la Cuma Agribocage d’Iffendic (35), située dans une zone de culture beaucoup plus précoce. Deux ensileuses John Deere 8400 8 rangs de 540 cv sont achetées entre la Cuma bretilienne et son homologue costarmoricaine. En allongeant le temps d’utilisation de ces ensileuses, cette copropriété inter-Cuma diminue le coût des chantiers de récolte pour les adhérents. « En augmentant les surfaces de travail, nous diluons nos frais financiers. La prestation de récolte (machine avec chauffeur) est facturée aux adhérents de la coopérative de la Chapelle-Neuve entre 105 et 115 €/ha », chiffre Jean-Paul Prigent. La Cuma d’Iffendic a fait le choix « d’une facturation à la minute, estimée à 7,42 € HT », explique de son côté Hervé Lesné, président de la Cuma Agribocage. Une facturation qui colle à la vitesse d’avancement des machines sur un secteur hétérogène : certaines parcelles produisent 10 t de MS/ha, d’autres 16 t.

Des zones de précocité différentes

« Nous donnons la parole aux chauffeurs lors de notre réunion en commission achat », fait observer Yoann Orvan, président de la Cuma de Ran Dour, qui se félicite d’une bonne entente entre les représentants des 2 coopératives.
Le renouvellement des machines est prévu tous les 3 ans, afin de conserver des outils performants et pour rester dans une période où la garantie du constructeur couvre encore les pannes.
Sur le secteur d’Iffendic, les ensileuses démarrent leur campagne d’ensilage à la fin août/début septembre. « La commune est divisée en 2 secteurs, avec d’un côté des terres caillouteuses où nous avons déjà démarré les récoltes. Dans les parcelles au sol plus profond, les épis demandent encore à mûrir », note Hervé Lesné. Vers la mi-octobre, une machine restera terminer les dernières parcelles de ce secteur, quand la seconde pendra la route en direction de La Chapelle-Neuve. Elle est rejointe plus tard dans la saison par la seconde machine récoltent les surfaces des adhérents de la Cuma de Ran Dour. Entre les 2 Cuma, les deux ensileuses vont récolter environ 1 200 ha.

De gauche à droite : Yoann Orvan et Jean-Paul Prigent, respectivement président et trésorier de la Cuma de Ran Dour de La Chapelle-Neuve.
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