Machinisme et équipementsMorbihan

Quatre Cuma achètent une ensileuse en commun

Leurs motivations sont diverses. Les Cuma de Noyal-Muzillac, Questembert, Berric et Séglien ont trouvé une complémentarité pour rentabiliser l’achat d’une ensileuse en commun.

 « Nos quatre coopératives ont ensilé, au total, 2 200 hectares en 2016, avec quatre ensileuses », indique Dominique Chevalier, président de la Cuma La Liberté de Noyal-Muzillac qui, à elle seule, a récolté 760 hectares. « Cela commence à faire beaucoup pour une seule machine ». Du côté de Berric, l’association avec Bignan fonctionne (autour de 1 000 ha récoltés à deux ensileuses). La Printanière de Questembert ensile 500 ha, tous les ans, avec son propre matériel. « La machine tourne à plein. Nous n’avons pas de sécurité », estime son président. « En cas d’incident mécanique…. ».

500 hectares nécessaire déjà trouvés

Saint-Jean Breizh, à Séglien, n’a pas les mêmes soucis. Les 150 ha récoltés et la surface d’herbe ensilée sont un peu limités pour rentabiliser le matériel. Le coût y était de 170€/ha de maïs récolté, selon son président. Bien au-delà des moyennes des autres Cuma morbihannaises (autour de 120-130€/ha). Ces quatre Cuma ont trouvé un intérêt à investir dans une nouvelle machine en commun. Chacune conserve son ancienne ensileuse (à l’exception de Séglien). Les 500 ha nécessaires à la rentabilité de la nouvelle machine sont déjà trouvés. La récolte dans le Nord Ouest étant plus tardive, la machine débutera la saison dans le Sud-Est. « C’est un achat gagnant pour nous tous. Aucune de nos coopératives n’avait les moyens d’acheter une ensileuse individuelle ». Le bon de commande de la nouvelle machine sera signé en fin de semaine…

La Cuma de Noyal-Muzillac investit
La signature des engagements sur l’ensileuse « intercuma 56 » par les présidents des 4 Cuma concernées a eu lieu dans les locaux de la coopérative La Liberté, à Noyal-Muzillac, mardi dernier. Cette Cuma compte une soixantaine d’adhérents. 25 d’entre eux réalisent 70 à 80 % du chiffre d’affaires. 4 salariés y travaillent, dont un saisonnier.

L’ensilage est la première des activités, suivie du lisier (tonne de 20 000 litres avec pendillards), de la pulvérisation (2 000 ha), des labours et des semis (combiné en 4,50 mètres). Elle possède 3 presses round-baller et divers matériels attelés par les adhérents. Un télescopique, acheté en 2014 a réalisé 500 heures en 2016, atteignant l’objectif fixé. Le chiffre d’affaires global est de 460 000 €. La Cuma présentait mardi dernier son nouvel hangar de 500 m2 et les locaux rénovés (bureaux, salle de réunion, cuisine pour les salariés…).

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