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Salariée agricole, une piste pour rebondir

Les femmes en agriculture

« Après 21 années en tant qu’aide médico- psychologique, où mon travail consistait à m’occuper des personnes en situation d’handicap ou en Ephad, j’ai choisi de donner un nouveau souffle à ma carrière. La reconversion professionnelle m’a semblé être une piste à explorer.

Le plus difficile a été de prendre la décision et de choisir la branche. Je savais que je voulais changer de métier. J’aimais les animaux. J’ai pris les choses en main et je dirai aussi que j’ai eu cette chance de rencontrer les bonnes personnes-ressources. Après un entretien à l’Anefa 22 et quelques échanges, j’ai compris qu’un travail de proximité et au contact avec les animaux se confirmait.

Oh Op ! Une offre d’emploi en aviculture… Et pourquoi pas ? J’ai appelé et le tour était joué. J’ai été embauchée en tant que salariée en élevage. Aujourd’hui, encore, je peux dire que le premier jour, je partais avec une très grande appréhension, dans l’inconnu. Je ne connaissais pas l’élevage, encore moins la volaille. Je n’étais pas fière et mon patron m’a mis dans le bain de manière simple et conviviale. Il s’est proposé pour me former sur le tas sans jugement. Son objectif : avoir une personne dynamique, volontaire et qui a envie d’apprendre et surtout de travailler en élevage. Le reste n’avait aucune importance à ses yeux. J’ai aussi suivi une formation sur une journée à l’approche globale de biosécurité en aviculture. J’ai sollicité mes amis agriculteurs pour quelques astuces.

Je vérifie les poulaillers, je ramasse les œufs au tapis et au sol, j’assure aussi les lavages au karcher du sol au plafond… On peut dire que c’est physique et même dur parfois, aussi bien pour les femmes que pour les hommes. Je mets la main à la pâte aux réparations et aux bricolages en tout genre. En résumé, je dirai que c’est un travail qui se veut diversifié, physique et enrichissant. Après cette expérience, j’ai envie d’aller travailler en porc pour découvrir de nouvelles facettes de l’élevage. Ce qui est certain, c’est que je ne reviendrai pas dans mon travail d’aide-soignante. »

Stéphanie

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