Élevage

La biosécurité, rempart à la peste porcine africaine

Face à l’avancée jusqu’en Belgique de la peste porcine africaine (PPA), un arrêté biosécurité vient d’entrer en vigueur.

Maladie contagieuse dont la propagation était déjà très surveillée par la filière, la PPA est au cœur de l’actualité depuis les cas détectés le 13 septembre en Belgique. Très présente dans des pays de l’est de l’Europe, elle vient de faire un bond vers l’Ouest : « En zone endémique, l’avancée se fait à la vitesse d’1,5 km / an « à pattes de sanglier ». Mais la forte résistance du virus dans l’environnement explique sans doute son développement « tache d’huile » depuis son arrivée en Europe en 2007, lié à des transports ou déplacements d’animaux sauvages ou d’élevage, à la gestion des cadavres par les chasseurs, à « l’effet sandwich » de personnes laissant dans la nature de la charcuterie contaminée… », expliquait Marie-Frédérique Le Potier, de l’Anses, jeudi 18 octobre, lors d’une matinée dédiée au Zoopole de Ploufragan (22).

Un arrêté ministériel à ce sujet a été publié au Journal officiel du 17 octobre, prenant effet dès le lendemain. « Il s’adresse à tous les détenteurs de suidés —porcs domestiques et sangliers— vétérinaires et professionnels de la filière », détaillait Yann Villaggi, de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP 22). Ce texte aborde les mesures de biosécurité applicables dans les exploitations et chez les détenteurs de porcs non professionnels (consommation personnelle, animaux d’agrément…) concernant la prévention de la PPA et des autres dangers sanitaires réglementés.

« Avec le plein air amené à se développer, des porcs bretons abattus en Belgique ou en Allemagne par exemple, nous sommes face à un véritable défi », estimait le spécialiste. « Se rapprochant des dispositions prises en filière avicole, le texte demande aux éleveurs de définir un plan de biosécurité pour l’ensemble de leur atelier. Un référent biosécurité doit être nommé et suivre une formation… L’arrêté aborde également les questions de flux de véhicules, de matériels et de personnes sur l’exploitation, le nettoyage-désinfection des locaux, les vides sanitaires, la gestion des cadavres… » Un autre arrêté concernant le transport est d’ailleurs attendu.

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