Energies et environnement

Des aides pour les chaudières bois

L’association Aile accompagne les éleveurs dans leur projet d’investissement pour une chaudière à bois. Cela passe par l’étude de faisabilité, la visite de chaufferies, le chiffrage du projet, l’accompagnement pour les aides jusqu’à la construction.

« Une chaudière bois se rentabilise entre 7 et 9 ans en prenant un prix d’achat des plaquettes à 100 €/tonne de bois sec livré », déclare Jacques Bernard, chargé d’études énergie/biomasse pour l’association Aile. Pour lui, installer une chaudière à biomasse pour chauffer des bâtiments d’élevage est une suite logique chez les éleveurs qui ont mis en place des haies et du bois bocage sur leur exploitation.

Des différences d’aides entre les départements

« À partir de 5 tonnes équivalent pétrole (Tep) qui équivaut à 58 150 kWh de production annuelle sortie chaudière, il est intéressant de démarrer une réflexion d’investissement dans une chaufferie bois », estime Jacques Bernard. D’autant plus que le dispositif d’aides mis en place par la Région et l’Ademe démarre à partir de 5 Tep. « Une aide complémentaire est versée par le département dans le Finistère et en Ille-et-Vilaine. Les Côtes d’Armor et le Morbihan ne subventionnent plus ces investissements. » Entre 5 et 10 Tep, l’aide est forfaitaire avec un montant de 5 500 € versé par la Région Bretagne auquel s’ajoutent 5 500 € versés par les départements du Finistère et d’Ille-et-Vilaine. Au-delà de 10 Tep, l’aide est de 550 €/Tep dans les Côtes d’Armor et Morbihan. Elle passe à 1 100 €/Tep dans le Finistère et l’Ille-et-Vilaine.

Les éleveurs peuvent aussi bénéficier de 50 % d’aide sur les tuyaux isolés servant à transporter l’eau chaude. « Cette aide sert à encourager le développement d’un réseau de chaleur pour permettre de raccorder tous les bâtiments d’élevage ayant besoin de chauffage », indique Jacques Bernard.

Raisonner son coût de production

Une aide de 50 % est aussi proposée pour l’installation d’un compteur en sortie de chaudière. « Ce type de compteur est indispensable pour pouvoir raisonner son coût de production de chauffage. En connaissant le nombre de kilowatts sortis avec la quantité de bois consommée on se rend compte de la qualité du bois brûlé et on apprend à piloter son installation. » Il est aussi possible d’installer des sous-compteurs sur des maisons d’habitation voisines pour leurs revendre la chaleur et créer une diversification d’activité agricole. « Les aides sont liées à des critères d’éligibilité prouvant que l’agriculteur est déjà dans une démarche de maîtrise de ses dépenses énergétiques sur ses bâtiments existants. »

30 €/tonne de bois
Une chaudière bois va s’amortir plus vite si l’agriculteur valorise son bois. « En estimant les besoins d’une chaudière à 100 t de bois soit 400 m3, on peut chiffrer 500 € de prestation d’élagage. Ensuite le déchiquetage avec une machine débitant entre 40 et 60 m3/h revient à 2 000 €. En y ajoutant 500 € de transport pour ramener les plaquettes de bois sur l’exploitation, nous arrivons à un total de 3 000 € pour un chantier de 100 t. Le coût est donc de 30 €/t de bois de l’exploitation (si l’agriculteur possède un hangar de stockage) » calcule Jacques Bernard.
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